Suivez les bavardages sur le nouveau Poivre Bleu!

Pour continuer à suivre les aventures de Nez Bavard, il faut désormais vous rendre à l’adresse suivante :

POIVREBLEU.COM

Tout nouveau, tout beau !

Rénovation, ravalement de façade et déménagement : les nouveaux articles de Poivre Bleu sont à présent disponible ICI!

PS : Vous retrouverez également tous les anciens articles de Poivre Bleu sur le nouveau site.

Finalisation !

Et voilà, nous arrivons au bout de nos peines ! La nouvelle version de Poivre Bleu sera mise en ligne ce soir. Pendant quelques jours, lorsque vous taperez "poivrebleu.com", vous pourrez arriver sur l’une où l’autre des versions du site.

En revanche, d’ici moins d’une semaine, ce blog repassera à l’adresse http://poivrebleu.wordpress.com , que vous avez connue au tout début. Si vous aviez inscrit cette adresse dans vos favoris : actualiser-là pour celle-ci : http://poivrebleu.com , comme je vous le disais, dans moins d’une semaine, elle vous dirigera naturellement vers la nouvelle version.

Voilà, j’espère avoir été claire ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser sur la page Facebook de Poivre Bleu !

Nouveautés, changements, mise en beauté…

Chers lecteurs et amis de Poivre Bleu,

Il est temps pour Nez Bavard de mieux bavarder et de passer à la vitesse supérieure… Je m’envole vers de nouvelles contrées numériques ! Le temps de migrer sur une nouvelle plate-forme et de se refaire une beauté, Poivre Bleu va fermer les commentaires et restera inactif 2 petites journées.

En espérant vous retrouver passionnés et parfumés, je vous dis à très bientôt!!

PS : Et en attendant, vous pouvez toujours poster vos commentaires ou vos remarques sur la page Facebook ici, ou sur le profil twitter Poivrebleu!

Mise à jour : Le nouveau Poivre Bleu est quasiment prêt, plus de nouvelles d’ici la fin de la semaine

Photo : Guy Bourdin

Thierry Mugler : Alien

Retrouvez cet article ici : http://poivrebleu.com/2010/09/22/thierry-mugler-alien/

Voici à peu près 2 ans que je me tourne et me retourne le cerveau pour savoir comment rendre fidèlement hommage à ce parfum qui deviendra mythique et qui creuse son trou dans le paysage olfactif actuel, lentement mais sûrement. Alien c’est l’alliance d’une lumière, d’une texture, d’une atmosphère qui se partagent entre le présent et le futur. Cette sensation est bien sûr apportée par l’univers du créateur qui a toujours été ancré dans cette approche décalée du corps de la femme : technologique, sensuelle, avant-gardiste. Mais pas seulement : la majeure partie de ses parfums (pour ne pas dire tous) recherche ces mêmes attributs dans la construction, les matières et les effets. Ainsi, rien de surprenant à ce qu’Alien réponde aux mêmes critères. Dominique Ropion, le génie qui a planché sur cet opus avec Laurent Bruyère a sorti de son chapeau une création dont l’empreinte marque de plus en plus les esprits.

Et en effet, à le regarder à la loupe, on n’est pas déçu. La formule est simple, et la construction limpide, ce qui aurait tendance à manquer dans certains lancements de ces dernières années. Premier bon point. Mais une construction simple ne veut pas dire parfum pauvre ou ennuyeux, tout simplement parce que cela permet de sublimer les composants du parfum. Et concernant les matières premières, sur Alien, les parfumeurs n’y sont pas allés de main morte. Celles-ci sont ultra-riches et multi-facettes : ambre, jasmin sambac, cashmeran et salicylates. Pourquoi faire compliqué il est vrai : en choisissant l’une des plus belles variétés de jasmin on obtient un splendide effet "réel" de fleur fraîche à la vaporisation, qui sera suivi sur la peau par un déploiement sensuel et suave. Le jasmin faisant partie des fleurs dites "solaires", il déploie des aspects solaires  (notes rondes, riches et un peu grasses) qui vont être renforcés par les salicylates, ces molécules chimiques qui viennent appuyer cet effet solaire et lumineux. Mais finalement le plus remarquable dans Alien, c’est sa diffusion et son aura surdimensionnée. Il fait partie de cette catégorie de parfums qui vous précèdent et qui persistent dans les endroits visités par vous de longues minutes après.  Cet effet est produit par un composant faisant partie de la catégorie des "bois ambrés", ce sont des bois de synthèse aux propriétés de tenue et de diffusion bien particulières car très puissantes. Généralement, seule une petite quantité dans la formule permet de donner au parfum un sillage "normal", or dans le cas

d’Alien le cashmeran a été surdosé ce qui a apporté au jus une texture dense et une vraie puissance. Seulement, le cashmeran est une matière à l’effet particulièrement sec et incisif, c’est pourquoi on y a rajouté un liant : l’ambre qui vient arrondir les angles et donner plus de rondeur à l’empreinte de cette création.

Alien est un de mes parfums préférés car il est simple, lisible, reconnaissable dès le premier effluve, et aussi parce qu’il sort légèrement du schéma traditionnel : Tête, Coeur, Fond. Passées les 5 ou 10 premières minutes il cesse d’évoluer et il faut alors aborder le parfum comme un prisme. Un prisme parce qu’il  se présente sous les angles : jasmin-cashmeran-ambre et aussi parce que la lumière qui y entre est diffractée et en ressort dans des tons bleus, violets, parmes, rouges, roses… Oui, l’effet est résolument technologique.

Un effet technologique qui partirait d’un élément naturel et serait encapsulé dans une armure moderne : comme un cyborg. On retrouve d’ailleurs cette correspondance dans plusieurs des créations de M. Mugler. Le chemin n’est plus très long pour en arriver aux évocations futuristes telles qu’on a pu les connaître dans les histoires de science-fiction comme Ghost in the Shell. L’héroïne Motoko Kusanagi est pour moi cet Alien, cette femme-machine troublante, parcourant une ville qui n’en finit jamais, un peu comme le sillage d’Alien… Cette création s’inscrit pour moi parfaitement dans l’univers des parfums Mugler qui sont d’une rare cohérence. Elle venait répondre à Angel dans un registre tout autre et a précédé Womanity qui s’est à son tour démarqué en attaquant un autre terrain, encore une fois. Vivement la suite !

Rien que du vent…

Flashback nostalgique. Ceci est une ébauche que j’avais commencée à gratter il y a maintenant plus de 3 mois et que je retrouve ce soir, après le tour des grands bloggeurs ducs…

Assise sur l’immense canapé d’un bar Carrer de la Princesa, les bras chargés de soleil, Nez Bavard sirote un mojito en compagnie de Méchant Loup

Les choses n’ont pas le même goût, loin de France, sous la lumière de Barcelone. Et tandis que la menthe fraîche refroidit le palais et que le citron vert pétille sur la langue, je reviens sur la journée passée et les éléments évoqués. Le goût de la nostalgie n’est pas loin, puisque mon séjour touche à sa fin, et que je foulerai le sol parisien dans moins d’un mois.

Cette période aura été une sorte de désert des parfums, puisque coupée de mes habitudes, je n’avais pas sous la main matières à stimulation olfactive autant que dans la capitale. Mais il aura été entrecoupé de geysers odorants que furent notamment le Grand Prix du parfum et le lancement de Womanity, qui m’auront apporté beaucoup de joie et de bonne humeur.

Reprise ici dimanche 5 septembre.

Et nous voilà de retour en France, dans un drôle de climat mélancolique ou se mêle le souvenir heureux des jours passés et un léger goût de lassitude pour ce qui a été retrouvé dans la capitale. Ce soir je me pose des questions : quel avenir pour la parfumerie ? Quelle estime pour ces marques qui se laissent lâchement tomber bien bas (oui oui, c’est à vous que je parle, Chanel et Yves Saint Laurent) ?

Ambre Gris a parfaitement et très bien cerné le problème dans son dernier post (que je vous invite vivement à aller lire) : tout est une question de plaisir. Et le plaisir, le vrai, est absent de la parfumerie grand public depuis trop longtemps. Et plus ça va, plus j’ai peur qu’il ne s’absente de plus en plus de notre chère parfumerie confidentielle.

Il y a des soirs (comme celui-ci), où j’aimerais repartir, loin, remettre Amaranthine et me laisser amadouer par ces divines odeurs de sables, de crème solaire et de mojitos…

Brève de flacon : Les gros chats aussi aiment les parfums

Petite trouvaille incongrue de ces derniers jours. Feuilletant tranquillement Courrier International il y a 2 semaines, je tombe par hasard sur un drôle d’article expliquant combien les grands félins aiment le parfum et comment celui-ci a pu rendre service aux chercheurs pour observer les jaguars en pleine jungle, alors que ceux-ci sont réputés pour être difficiles à approcher. Il semble que ce soit Obssession for Men de Calvin Klein qui remporte les suffrages des miaulements… A creuser?

Explications et petite vidéo ICI (Article en anglais).

Ajout du 30 juillet : vous trouverez aussi ici, le billet de Nicolas Olczyk  sur le même sujet.


La Wish-List de Nez Bavard

Parfums Bois d'Argent - C. Dior / Ambre Narguilé - Hermès / L'eau de l'eau - Diptyque / Angélique Noire - Guerlain / Splash Forte - IUNX / Egoïste - Chanel / Iris Silver Mist - Serge Lutens / Vétiver Tonka - Hermès
Bougies Amber Ambush - Memo / Foin Coupé - Diptyque / Maquis - Diptyque / Orangers en Fleurs - L'Artisan Parfumeur

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