Entre Dzongkha et Nez Bavard la passion est née… Le ravissement est total, le charme opère et atteint avec une incroyable justess
e tous les recoins de l’âme qui succombe. Qui d’autre que Dzongkha vous parle aussi bien, vous fait rêver d’aventure chaque minute, vous montre que vous êtes unique et vous assure que vous vivez une histoire différente de toutes les autres avec lui ? Oui, c’est vrai, peut-être qu’il aura fallu un peu de temps pour vous connaître et vous comprendre… Mais une fois que la vérité saute aux yeux, la foudre tombe, la passion se déchaîne dans votre ventre et tout ce que vous vivez devient plus coloré, la seule chose dont vous rêvez désormais est de rester nuits et jours aux côtés de votre bien-aimé.
Voici les mots qui me viennent pour décrire ce chef d’oeuvre de L’Artisan Parfumeur. Dzongkha désigne le dialecte tibétain qui est la langue officielle au Bouthan, petit pays posé en haut des montagnes himalayennes entre la Chine et l’Inde. Composé par Bertrand Duchaufour à l’occasion d’un voyage effectué dans ce pays, il est le 3e opus de la séries des “Odeur volée par un parfumeur en voyage”. Bien que ce parfum retrace une ambiance que je ne connais pas, et parle d’un pays que je n’ai jamais visité, il me semble que je raconte une histoire personnelle avec cette fragrance, plus qu’avec d’autres. C’est vrai avec tous les parfums, le porteur est l’ingrédient final qui donne vie à la composition. Mais rarement le langage d’un parfum a été aussi clair à mon esprit. Il parle du corps avec ses accents puissants de cuir, de l’esprit avec l’encens, de la nature avec ses touches boisées et épicées qui semble imbiber votre chair comme si votre corps étaient fait de tous ces éléments.
Le départ surprend par l’aspect aiguisé de ses premières notes, une cardamome fraîche et piquante, rattrapée l’instant suivant par les volutes de thé noir fumé et d’encens. Et puis cette chaleur, cette chaleur sèche qui ne cesse de vous envelopper tantôt boisée (cèdre, vétiver) tantôt cuirée, tantôt épicée… Cette chaleur est légèrement radoucie par la présence de l’iris, qui jette un léger voile entre l’âtre brûlant du coeur de Dzongkha et votre nez. Cependant, ne nous méprenons pas, Dzongkha n’a absolument rien d’un parfum lourd, épuisant et difficile à porter. Le temps doux le sublime dans tous ses aspects mais il n’est pas à proscrire par temps chaud car ses notes bien qu’enveloppantes n’ont rien d’étouffant et d’opaque. La sensation qu’il procure lorsqu’on le porte est très particulière si bien qu’on y revient toujours assez régulièrement.
Disponible en grands magasins et boutiques l’Artisan Parfumeur, 50ml et 100ml (65 et 90€)
Si je vous dis Laura Ashley, à quoi pensez-vous? A de beaux imprimés fleuris, couleur pastel et romantiques. Bravo, vous avez gagné !
A la suite de mon
Creed
Prrrrrrrrrrrrrrrrrr (roulements de tambour) Pouêêêêêêêt!! Ouverture des rideaux, les artistes entrent en scène.
A propos de la note “cuir” de Cuir Beluga
faut aussi noter que ce parfum, fait partie des 4 frangrances créées pour le concept de “L’Art et La Matière”, des parfums composés autour d’une matière précieuse qu’il fallait sublimer, artistiquement parlant (les autres étant : Bois d’Arménie, Angélique Noire, Rose Barbare). Le résultat est bien en rapport avec ce qui était désiré, par le travail d’un produit noble, on en retire le parfum luxueux et moderne qu’est Cuir Beluga… Le nom de beluga est, me semble-t-il, bien en rapport avec l’idée du cuir comme matière et non comme odeur. Pourquoi béluga, alors que blanc aurait le même effet? Peut-être parce que beluga ou beloye est un nom plus évoquateur et suggestif, choisi pour le rapprochement qu’il opère avec la Russie (tout le monde a alors en tête Cuir de Russie de Chanel, qui se caractérise lui aussi par une note cuirée assez douce) …
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