Petite histoire de mes parfums

    Mon initiation au parfum a commencé il y a bien longtemps (comme la plupart des gens finalement) vers l’âge de 4 ans il me semble, lorsque l’on m’a offert le Ptisenbon mais aujourd ‘hui, il ne reste rien…
S’en est suivi une loooooooongue période sans réel parfum « à moi ». Je me fournissais chez des distributeurs ultra-privés, à savoir ma soeur, ma mère et mon frère aussi (un truc qui sent bon est un truc qui sent bon). Ma maman portait
Paris d’Yves Saint Laurent (entre autres), ma soeur Anaïs Anaïs de Cacharel (entre autres aussi), et mon frère il faudra que je lui demande (s’il me répond: « Je prenais celui de papa », je serai pas bien avancée…).
Durant cette période j’avais pourtant courageusement essayé de créer mon propre parfum avec un tas de choses « qui sentaient bon »: de l’eau savonneuse, des fleurs de lavande, ou encore des mélanges d’échantillons… Le résultat n’était pas aussi terrifiant qu’il pouvait en avoir l’air, toujours est-il que j’ai rapidement abandonné faute d’avoir reçu un avis favorable du public (familial). Mon frère me disait d’ailleurs souvent: « Rrraaaaah! Tu t’es encore mis du parfum!!! »

Je ne suis réellement sortie de l’incertitude olfactive que vers le Noël de mes 12 ans, où j’ai reçu, en partenariat avec ma cousine,
Amazone de Hermès. Dès lors, ma fréquentation des magasins tel que Sephora a grimpé en flèche: je remplissais mes poches et mon sac de cours des testeurs imbibés de parfum, ce que je fais toujours aujourd’hui d’ailleurs, récupérais des échantillons, revenais avec des amies pour discuter de telle ou telle nouveauté…Et j’arrivais même à traîner un de mes amis qui rentrait à reculons et faisait preuve d’une patience infinie…

Finalement, le moment vint pour moi de choisir mon parfum: pour mes 15 ans, je choisi « ô oui » de Lancôme qui reste un de mes parfums préférés à ce jour. Mes goûts et mon esprit critique ont pris forme, et surtout j’ai commencé à conseiller autour de moi (famille et amis), ce que je fais toujours et qui me plait beaucoup. On retiendra une longue discussion entre ma soeur et moi pour lui choisir un parfum:Eternity de Calvin Klein VS Max Mara… Finalement c’est Eternity qui remporta le combat de catch, une grande réussite à laquelle je suis fière d’avoir contribué! (oui, je m’envoie un peu des fleurs, mais c’est un peu vrai aussi).

Aujourd’hui, pour choisir un parfum, j’aime le tester, le décortiquer, l’analyser: le « faire attendre » en quelque sorte. J’ai mis presque 5 ans avant de me décider à acheter Woman de Versace (mais c’est une exeption je le reconnais), un parfum assez peu connu, floral, boisé, musqué (je ne me rappelle pas l’avoir senti sur quelqu’un d’autre, contrairement à certains parfums sur-exploités, sur-exposés et sur-vendus pour n’en citer aucun…). L’achat de J’adore de Dior à lui aussi été longuement réfléchi: une étape de réflexion étalé sur 1 an et demi, puis l’étape décisive d’acquisition en environ 1h30 (au moins c’est proportionnel), effectué le même jour que le débat entre Eternity et Max Mara, aidé par ma chère soeur donc. Je note aussi l’achat de Chloé Edition 2005 qui lui s’est décidé plus rapidement, en 1 mois environ.
Evidamment, bien que j’aime « faire attendre » le parfum, je ne suis pas à l’abri des coups de foudre surpuissants tel que celui provoqué par
Poivre Piquant (vous retiendrez ici, le rapport avec le nom du blog)! Je signale tout de même deux semaines de réflexion, et les 4 derniers jours passés à me renifler frénétiquement les poignets toutes les 5 minutes. Cela dit je le crois(le coup de foudre) en grande partie dû à la qualité particulièrement supérieure des créations de L’Artisan Parfumeur, une véritable maison de Parfumerie centrée sur les attributs même de ses produits, plus que sur leur vente. Elle n’échappe pas au marketing, mais on le notera moins agressif et beaucoup moins (voire pas du tout) formateur que dans les autres maisons habituelles (j’entends ici par « habituelles »: Chanel, Dior, Givenchy, Nina Ricci…On prendra le temps de reparler des autres « niches » comme Annick Goutal ou Serge Lutens). Pour l’heure, j’en suis là. Mais j’attends la suite avec impatience, j’éspère que vous aussi.

A très vite!

2 Responses to “Petite histoire de mes parfums”


  1. 1 marion 5 décembre 2006 à 7:25

    Je en savais pas que tu t’étais improvisée nez pour la plus grande joie de ton frérot! moi je pensais seulement que tu avais retrouvé un vieil échantillon pas tout à fait de ton âge…

  2. 2 Nanou 5 décembre 2006 à 10:04

    Hahaha, je me suis bien poilée devant ce billet!
    Surtout lors de la recette perso et de la réaction du frerot.
    J’ai l’impression que je vais apprendre plein de choses sur ce blog. Hop! dans mes favoris !


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




La Wish-List de Nez Bavard

Parfums Bois d'Argent - C. Dior / Ambre Narguilé - Hermès / L'eau de l'eau - Diptyque / Angélique Noire - Guerlain / Splash Forte - IUNX / Egoïste - Chanel / Iris Silver Mist - Serge Lutens / Vétiver Tonka - Hermès
Bougies Amber Ambush - Memo / Foin Coupé - Diptyque / Maquis - Diptyque / Orangers en Fleurs - L'Artisan Parfumeur

Archives


%d blogueurs aiment cette page :