L’Artisan Parfumeur : Dzongkha

Entre Dzongkha et Nez Bavard la passion est née… Le ravissement est total, le charme opère et atteint avec une incroyable justesse tous les recoins de l’âme qui succombe. Qui d’autre que Dzongkha vous parle aussi bien, vous fait rêver d’aventure chaque minute, vous montre que vous êtes unique et vous assure que vous vivez une histoire différente de toutes les autres avec lui ? Oui, c’est vrai, peut-être qu’il aura fallu un peu de temps pour vous connaître et vous comprendre… Mais une fois que la vérité saute aux yeux, la foudre tombe, la passion se déchaîne dans votre ventre et tout ce que vous vivez devient plus coloré, la seule chose dont vous rêvez désormais est de rester nuits et jours aux côtés de votre bien-aimé.

Voici les mots qui me viennent pour décrire ce chef d’oeuvre de L’Artisan Parfumeur. Dzongkha désigne le dialecte tibétain qui est la langue officielle au Bouthan, petit pays posé en haut des montagnes himalayennes entre la Chine et l’Inde. Composé par Bertrand Duchaufour à l’occasion d’un voyage effectué dans ce pays, il est le 3e opus de la séries des « Odeur volée par un parfumeur en voyage ». Bien que ce parfum retrace une ambiance que je ne connais pas, et parle d’un pays que je n’ai jamais visité, il me semble que je raconte une histoire personnelle avec cette fragrance, plus qu’avec d’autres. C’est vrai avec tous les parfums, le porteur est l’ingrédient final qui donne vie à la composition. Mais rarement le langage d’un parfum a été aussi clair à mon esprit. Il parle du corps avec ses accents puissants de cuir, de l’esprit avec l’encens, de la nature avec ses touches boisées et épicées qui semble imbiber votre chair comme si votre corps étaient fait de tous ces éléments.

Le départ surprend par l’aspect aiguisé de ses premières notes, une cardamome fraîche et piquante, rattrapée l’instant suivant par les volutes de thé noir fumé et d’encens. Et puis cette chaleur, cette chaleur sèche qui ne cesse de vous envelopper tantôt boisée (cèdre, vétiver) tantôt cuirée, tantôt épicée… Cette chaleur est légèrement radoucie par la présence de l’iris, qui jette un léger voile entre l’âtre brûlant du coeur de Dzongkha et votre nez. Cependant, ne nous méprenons pas, Dzongkha n’a absolument rien d’un parfum lourd, épuisant et difficile à porter. Le temps doux le sublime dans tous ses aspects mais il n’est pas à proscrire par temps chaud car ses notes bien qu’enveloppantes n’ont rien d’étouffant et d’opaque. La sensation qu’il procure lorsqu’on le porte est très particulière si bien qu’on y revient toujours assez régulièrement.

Disponible en grands magasins et boutiques l’Artisan Parfumeur, 50ml et 100ml (65 et 90€)

23 Responses to “L’Artisan Parfumeur : Dzongkha”


  1. 1 Girlsodeadly 11 juillet 2008 à 5:08

    Je vous prie me de croire poivrebleu, une goutte au creu de la poitrine de My Sin de Lanvin, No 5 ou encore Sortilege de Le Galion en extrait de parfum vintage n ‘a rien de lourd ni difficilement portable, bien au contraire rien est plus beau et les hommes adorent! En revanche meme si je ne suis pas une fan de la « nouvelle » parfumerie aux accents minimalistes depourvue du genie d ‘Edmond Roudnitska et trop souvent des eaux de toilettes froides et insipides qui ne tiennent pas plus d ‘une heure ou deux sur la peau, j ‘avoue que les dernieres creations de l ‘Artisan Parfumeur comme Dzongkha et Timbuktu sont ce que cette maison a fait de plus excitant depuis l ‘affreuse reformulation de Mures et Musc il y a deja pas mal d ‘annees…meme si a titre personnel je ne les qualifierais pas vraiment de chef-d ‘oeuvre.

  2. 2 poivrebleu 11 juillet 2008 à 10:49

    Je vous crois ! En parlant de parfums lourds, je pensais plutôt à des parfums sucrés (Flower Bomb et compagnie…) ou trop chargés comme certains Tom Ford (qui ont leurs avantages et leur beauté par des temps moins chauds). L’Artisan Parfumeur est pour moi une maison qui devrait avoir à son actif beaucoup plus de réussites comme Dzongkha, car elle en a le potentiel. Malheureusement, la direction de L’Artisan a bien d’autres préoccupations, comme celle de faire des éditions spéciales (Récoltes) inabordables, d’augmenter ses prix sans aucune justification (alors que ceux-ci avaient déjà pris 10 euros il y a moins de 5 ans) et de se complaire dans une crise de snobisme aiguë. Ou bien encore de faire des reformulations ratées (vous parliez de Mûre et Musc) comme celle de Méchant Loup, sur ce point la discussion est possible car je pense que celles-ci sont en partie dues au fait que les eaux de toilette péchaient par leur tenue, et qu’il fallait tout de même que les clientes en aient pour leur argent. Peut-être certaines directives européennes sont aussi en cause.

    Enfin, malgré tous les points négatifs du tableau, j’adore cette maison, j’adore ses parfums et son esprit (de départ) ludique et sensible, j’aime en parler et les porter… Je sais qu’il y a d’autres très belles choses ailleurs (peut-être plus belles?), mais L’Artisan est mon premier amour et me rappelle comme je l’ai souvent dit, l’époque bénie où je me suis plongée dans le parfum. Et j’ai la fâcheuse manie d’être assez fidèle…

  3. 3 vero59 11 juillet 2008 à 11:07

    Dzonhka, je me rappelle du choc olfactif quand je l’ai découvert à sa sortie. Etrange, enigmatique et pourtant familier…Celà suffit pour me faire craquer. Je ne vais pas revenir sur la description , c’est aussi ce que je ressens. Quant à la Maison AP, je l’aime beaucoup et aussi de nombreux parfums de cette maison. Je ne savais pas qu’il y avait des reformulations chez eux😦 C’est vraiment triste, ceux qui me restent datent deja d’il y a quelques années voire 8 ou 10 ans selon, je ne suis pas gourmande en parfum, parfois le simple fait de sentir au flacon ou un simple pschit sur le poignet suffit a mon bonheur, donc mes parfums durent et perdurent.
    Aussi étrange chez eux et que j’aime « bois farine », ainsi que d’autres comme le tres beau « voleur de roses » ou « tea for two », « dzing »…Je crois que j’ai ineret a conserver religieusement mes flacons vu ce que vous dites au sujet des reformulations.

  4. 4 Thierry 11 juillet 2008 à 12:11

    Jusqu’à une date récente, je n’ai porté que peu d’intérêt à cette maison dont les produits me semblaient originaux mais souvent un peu trop simples et rustiques.
    Il est vrai que mon goût m’oriente plutôt vers des produits « classiques » se référant à une sorte de tradition française dans un esprit « grand style » que beaucoup considèrent comme pompeux ou daté…
    Cependant, mes investigations récentes (ainsi que peut-être L. Turin) m’ont conduit à réévaluer mon point de vue : Dzongkha (et dans une moindre mesure Timbuktu) me semblent relever d’une esthétique nouvelle à la fois figurative (le concept du parfum en relation avec un voyage) et en même temps « travaillée » comme un « grand parfum » avec cette capacité à créer une matière enveloppante tout en restant relativement transparente.
    Je ne possède pas encore de flacon mais je suis très tenté…
    J’ai cherché en vain la gamme « Eau d’Italie » (élaborée par le même nez) à Paris. Sienne l’hiver (cf l’interview de Duchaufour) et Paestum rose sont sur ma liste « à essayer ». Quelqu’un sait-il où on peut les trouver à Paris (Colette n’en a que 2) ?

  5. 5 poivrebleu 11 juillet 2008 à 12:48

    Vero59, oui, vous avez raison de conserver religieusement vos flacons, car en dépit de mes soupçons sur les reformulations (je ne peux me prononçer qu’avec certitude sur Mûre et Musc et Méchant Loup, les autres, je n’ai que ma perception qui est peut-être fausse… donc bien qu’il y ait certainement eu un travail pour la tenue, le reste n’est que supputations…), il y a aussi le fait que la gamme de l’Artisan Parfumeur s’enrichit tous les ans et qu’il faut pour cela faire des sacrifices : Jour de Fête va être supprimé et Dzing! a lui aussi pris cette voie.

    Thierry, laissez-vous tenter par Dzongkha, je pense que vous ne serez pas déçu. J’ai moi aussi lu l’interview de Bertrand Duchaufour sur le blog Perfume Smellin’ Things, très intéressante. La dernière fois que je l’ai vue, la gamme d’Eau d’Italie était disponible à la Scent Room du Printemps Haussmann, mais cela fait un petit moment que je n’y suis pas retournée.

  6. 6 Thierry 11 juillet 2008 à 6:10

    Je l’ai retesté cet après-midi : inscrit au top 25 !

  7. 7 La Dogaresse 11 juillet 2008 à 8:05

    Vero59, on peut dire de manniere generale que tout ce qui a ete cree avant les annees 90 a ete reformule sans exception. Il n ‘y a pas un seul parfum qui date d ‘avant cette periode qui n ‘ait ete reformule. Meme mon Fleurs d ‘Oranger de Serge Lutens qui date de 1995 a ete reformule il y a environ deux ans, il est devenu atrocement plat, finit le faste du jasmin, de la rose et de la tubereuse, ce n ‘est plus qu ‘un floral plus que jamais tres « fleur d ‘oranger » au cumin.

    poivrebleu, vous avez raison, toutes ces parfumeries dites de niche sont si lourdes et ce style « alimentaire » a tout va m ‘horripile. Edmond Roudnitska estimait que la masse des parfumeurs « mediocres » de son epoque utilisaient a outrance les notes fruitees pour masquer les lacunes de leurs composition. Que dirait-il aujourd ‘hui devant cette deferlante de « gourmands »?
    En ce qui concerne Mures et Musc, la formule du musc d ‘origine a ete remplace par des muscs conformes aux reglementations europeennes, cette nouvelles version n ‘a plus grand chose a voir avec la composition de Jean-Francois Laporte de 1978.

  8. 8 Thierry 11 juillet 2008 à 8:38

    Justement Dzongkha n’a rien d’alimentaire et en tout cas beaucoup moins que nombre de Lutens (dans la ligne export mais pas seulement). Franchement, comme les propos rapportés par L. Turin, dans certains cas on a l’impression d’être en présence de bases ou en tout cas d’idées mais pas de grands parfums.
    Je ne sais si Dzongkha doit être classé dans les « chefs-d’oeuvre » mais ce que je crois c’est que Duchaufour apporte une esthétique nouvelle (pas dans le style cossu de Guerlain que j’adore par ailleurs) qu’on retrouve aussi dans la collection Eau d’Italie que le Printemps a ressortie pour les soldes afin de la liquider. J’ai pu sentir Paestum rose et Bois d’Ombrie mais pas Sienne l’hiver. Avec Timbuktu et peut-être d’autres de L’Artisan on peut se dire qu’il y a là un style…. à suivre….

  9. 9 La Dogaresse 11 juillet 2008 à 10:39

    Encore pour Lutens c ‘est different, Serge Lutens cree des parfums qui evoquent l ‘Histoire des civilisations arabes avec beaucoup d ‘authenticite et puis certaines de ses creations comme Tubereuse Criminelle n ‘ont rien d ‘alimentaire (TC est a mon sens la plus soyeuse et sophistiquee des tubereuses). Par contre les marques comme Montale, Tom Ford, By Kilian, CSP etc alors je ne supporte pas. Des vanilles plus calorifiques les unes que les autres en veux-tu en voila, ce n ‘est que ca! Au passage je suis decue par les creations exclusives de Guerlain L ‘Art et la Matiere, elles n ‘ont rien de Guerlain et ne sont que les clones olfactifs de ce qui se fait ailleurs dans la parfumerie confidentielle « alimentaire ».

  10. 10 Thierry 12 juillet 2008 à 5:33

    Je ne veux vraiment pas polémiquer…🙂
    … Mais quand même Rahat loukoum, Louve, Five o’clock…. SL a trop tiré sur la corde.
    Je n’ai testé Tub Crim que sur une mouillette : le départ très camphré m’a rebuté ; j’ai peut-être eu tort, il faudrait que je pousse l’investigation un peu plus loin.

    Pour Montale, le simple fait de passer DEVANT la boutique me rappelle le jour où j’y suis rentré et où j’ai fait plusieurs essais et là à nouveau j’ai envie de vomir…

    Pur Ford, Killian, et peut-être Parfumerie Générale : je suis d’accord avec vous même si encore une fois je ne me suis pas intéressé sérieusement à tous les produits.
    CSP ???

    L’art et la matière : idem. Aucune démarche vraiment qualitative ; le luxe ne réside que dans le prix. Et là encore cela n’a « rien de Guerlain » : on ne peut pas résumer une maison à un ingrédient (vanille par ex) ou un accord (guerlinade). Pour moi l’ancien Vetiver bien qu’à l’opposé de Shalimar et Habit rouge était « très Guerlain » parce que le matériau était transfiguré qu’il y avait une volonté de créer un produit de qualité, complexe. La vraie démarche intègre consisterait à poursuivre les rééditions (ex sous le vent), remettre au catalogue Après l’ondée en parfum, Parure…. et supprimer les « créations » récentes !!! En sentant ces dernières on apprécie autrement les créations de Jean-Paul G : Chamade, Nahema, Parure et on se dit qu’il y avait une vraie continuité.

    Pour toutes ces raisons Dzongkha (le sujet du post) mérite notre attention (avec Timbuktu et d’autres)

  11. 11 JulienFromDijon 12 juillet 2008 à 6:17

    Ah! Dzongkha! (un mot à faire forture au scrabble, à condition de bien l’écrire :p)
    Dzongkha est un parfum qui me donne espoir dans la création actuelle en parfumerie.
    Je le trouve original et unique, et chacune de ses facettes vous submerge avec beaucoup de subtilité : cuir, épice, encens, fruité exotique… tout ce qui aurait pu faire à l’oreille de Dzonkha un pot-pourri raté.
    Le 2ème exploit de Dzonkgha, c’est une double lecture entre sa force et sa subtilité. Suffisament fort pour que la 1ère fois j’eusse pu l’apprécier malgré tous les parfums que j’avais déjà pris dans l’nez. Suffisament subtil, pour que je joue avec comme Dzing : à chercher à discerner les notes de cuir de -pour Dzing- le safran et -pour Dzonkgha- le litchi (et ce qu’ils apellent « pivoine »).
    Par un comique malheureux, Timbuktu, lui aussi un parfum-voyage de l’Artisan, foire tout ce que Dzongkha réussit. Je le trouve criard.

    Dzonkgha colle bien à son speech de voyage enrichissant, je le vois comme ça, il vous envahit d’odeurs multiples, même si l’encens relativise par un côté spirituel le côté exaltation de l’aventure.

    En dépis de ses qualités, je ne pense pas acheté Dzongkha un jour, puisque mon échantillon me suffit. Je l’ouvre de temps à autre pour jouer. Je ne sais pas comment il rendrait sur ma peau, et pour un homme.
    J’y vois un petit paradoxe injuste pour le créateur : certain parfum magnifiquement structuré mériterait un succès plus large, mais comme ce ne sont pas des parfums qu’on porterait tout les jours ou qu’on vaporiserait compulsivement, ils ont un succès moindre que des parfums moins méritant mais touchant un plus large public.


    « Méchant loup » a été reformulé !? Finalement alors je ne regrette pas ma fausse-bonne affaire sur ebay : je n’ai économisé que 10€ mais au moins j’ai l’ancien flacon, et -je l’espère- la version d’origine dedans ^_^!

  12. 12 JulienFromDijon 12 juillet 2008 à 6:28

    @ Thierry : En parlant d’Après l’ondée et de sa non réédition en parfum : la dernière fois que j’ai senti « Insolence » de Guerlain, j’ai trouvé la similitude si forte avec « Après l’ondée », que je me suis dit « Et si Guerlain ne rééditait pas « Après l’ondée » autrement qu’en EDT, simplement parce qu’il en a fait une resucée avec « Insolence »? ».
    Garder « après l’ondée » dans la gamme ce serait faire doublon avec Insolence, et surtout trahir un manque d’originalité chez Insolence qui mettrait à mal l’argent dépensé en campagne de pub.
    Voilà, j’ai exposé la théorie du complot, dites moi si je dois censurer mon esprit malade :p

  13. 13 poivrebleu 12 juillet 2008 à 12:21

    La Dogaresse, en parlant de Jean-François Laporte, avez-vous senti Eau de Mûre de Maître Parfumeur et Gantier (puisque le lien entre les 2 maisons est évident)? Si oui qu’en pensez-vous? Vous rapelle-t-il l’ancien Mûre et Musc?

    Thierry, certains Lutens ont en effet joué sur le filon gourmand. Mais certainement beaucoup plus habilement que d’autres! Comptoir Sud Pacifique (CSP) ne se compare même pas, je me demande bien d’ailleurs pourquoi diable on considère cette marque comme une marque de niche… J’ai pour ma part une certaine affection pour les 3 premiers L’Art et la Matière chez Guerlain (Cuir Beluga, Angélique Noire et Bois d’Arménie) que je trouve vraiment réussis, mais les derniers sont tout simplement affreux et je suis d’accord avec vous, le prix est tout simplement honteux. La direction aujourd’hui n’utilise que le « concept » pour vendre, parce que les gens ont besoins de s’identifier à l’idée qu’ils se font du parfum, mais cela tire la création vers le bas comme nous pouvons le constater…

    JulienFromDijon, si vous avez l’ancien flaconnage de l’Artisan vous avez sans aucun doute l’ancienne version. Je ne sais pas pour vous, mais moi Dzonkgha je le vaporise réellement compulsivement! Mais je crois bien que c’est une affaire de goût…

  14. 14 Thierry 14 juillet 2008 à 10:48

    Poivrebleu,
    Même s’ils sont bien réalisés les parfums de l’Art et la matière, de mon point de vue personnel, relèvent quand même d’une logique marketing (« à la niche ») et qui pour moi sont en dessous des parfums de JP Guerlain qui ont un succès relatif (Parure, Chamade, Nahema, Chant d’arôme)

    Julien,
    Je reste persuadé que même sans pub, à l’aveugle, les consommatrices d’aujourdh’hui préfèreraient Insolence à Après l’ondée car le goût de la majorité des consommateurs se tourne vers des senteurs « reconnaissables » cad que l’on peut rattacher au quotidien soit avec une inflexion alimentaire (ah ces fruits rouges !) soit avec une inflexion « propre » (muscs blancs que l’on retrouve dans les lessives).
    Il va sans dire que je n’ai aucune affinité avec ses deux tendances… ce qui probablement pourrait me faire taxer de réactionnaire🙂

  15. 15 jeanne 14 juillet 2008 à 1:32

    Ce que j’aime chez Dzongkha, c’est qu’il est entier, neuf et superbe, ne fait penser à rien d’autre, et pourtant il vous rappelle tant de choses. On ne se dit pas « tiens, on dirait tel parfum plus ceci, moins cela », non, il va direct aux centre de émotions pour provoquer une puissante reaction en chaîne de plaisir !
    Esperons que Bertrand Duchaufour aie encore quelques idées de génie comme celle-là en reserve…
    J’ai vu Eau d’Italie chez Evody, dans le 6eme.

  16. 16 poivrebleu 14 juillet 2008 à 6:08

    Thierry, je suis parfaitement d’accord avec vous! Les éditions de L’Art et la Matière sont une réponse à la soif de « niche » et d’exclusif qui explose en ce moment en parfumerie, et les prix pratiqués ne sont absolument pas justifiable pour moi… Je trouve que certains sont cependant bien excécuté, après, je vous accord que ce n’est malheureusement pas du Jean Paul Guerlain.

  17. 17 Thierry 15 juillet 2008 à 7:28

    Et çà continue !!!
    perfumeshrine annonce la sortie d’une nouvelle série Elixirs Charnels chez Guerlain avec 3 références : Chypre fatal , Gourmand coquin, Oriental brûlant.
    Rien que les dénominations illustrent ce qu’on disait plus haut mais avec un côté cheap qu’on aurait plus attendu de Dior. Si la photo est réaliste, ces noms seront au moins en parfait accord avec la couleur des jus qui navigue entre le rose et le mauve…
    Je crains qu’il n’y ait décidément plus rien à attendre de cette maison si ce n’est que par respect pour son glorieux passé elle ne supprime ni ne massacre ses anciennes références.

    Merci Jeanne pour le renseignement. Evody ne diffusait pas Eau d’Italie il y a une semaine… Je vais les appeler.

  18. 18 JulienFromDijon 15 juillet 2008 à 8:02

    @ Thierry. De même, je ne peux réprimer un certain dépis à penser que les consommateurs/trices préfèreraient les « Insolence »s à « Après l’ondée ».
    Néanmoins, en relativisant, on peut trouver une certaine justice dans ce qui arrive aux 2 parfums et leur clientèle.

    Les « Insolence »s sont fait pour séduire un maximum de personne même chez ceux qui s’intéressent peu à la parfumerie.
    Ces parfums ont donc leur utilité, car ils trouvent leur clientèle, et ont un succès(?) mérité, tout en reflouant la marque.
    Le consommateur qui fait peu d’efforts de recherche finit alors avec un parfum qui perd un peu de sa personnalité à vouloir plaire à tous.

    « Après l’ondée » est un parfum remarcable mais connu des connaisseurs.
    Sa disgrâce(n’est plus vendu qu’en EDT) fait parler de lui, attise la curiosité et le sens du défi chez le collectionneur qui sommeille dans tout perfume_addict.
    On a un parfum ciselé, sublime, qui vient récompenser une clientèle mieux informé, et plus ciblée, mais que la marque a éliminé à cause de ses vente (logiquement).
    « Après l’ondée » perdrait sûrement beaucoup de son charme s’il était porté par tout le monde. De toute façon il n’est pas taillé pour être un parfum « tout public ».

    Il y a donc une certaine complémentarité dans ses 2 parfums de la même marque : l’un visant large ET l’autre étant plus confidentiel ; l’un rapportant de l’argent ET l’autre servant l’histoire de la marque.

    Cependant je ne pense pas que tout aille pour le mieux dans le meilleur des monde : je ne trouve pas « juste » ce qui arrive à « Après l’ondée ».
    CERTES
    – Je n’ai pas senti « après l’ondée » autrement qu’en EDT, et je n’ai pas assez senti les « insolence »s pour les avoir en tête.
    – C’est aussi une question de goût
    – Je ne voulais pas tomber dans la dissertation de philosophie : « Est-ce que ce qui est rare est bon? alors les un parfum commercial est mauvais » inversement « Est-ce que le beau est universel? alors un parfum commercial plaît parce qu’il est parfait », « Est-ce qu’on obient un parfum qui plait à tous à force de compromis, et au détriment du parfum? »

    MAIS
    – je trouve qu’il y a beaucoup de démagogie à ne plus vouloir vendre « Après l’ondée » qu’en EDT. Surtout chez Guerlain, où les EDT EDP et parfums diffèrent beaucoup, ça équivaut à une élimination. D’autant que je ne pense pas Guerlain en danger financier.
    – je n’aime pas le côté synthétique des « insolence »s, certains trouvent à « insolence » un petit coté solvant de vernis à ongle, et je n’aime pas « my insolence » car ses « fruits rouges » coincident exactement avec le goût synthétique de mes yaourts, et je ne me parfume pas au yaourt à 90€😉
    Il n’y a plus l’équilibre naturel/synthétique. J’ai l’impression qu’on fait passé la quantité devant la qualité, alors qu’on achète justement un parfum de la vieille maison Guerlain pour la qualité.

    Seul réconfort, quasi-arrêté, « Après l’ondée » ne risque plus d’être défiguré par une reformulation, comme celà arrive de plus en plus souvent Guerlain, quoi qu’on en dise plus souvent pour économiser sur les ingrédients qu’en raison de restrictions législatives européennes.
    Au final, je me demande si « Après l’ondée » est mythique pour ses qualité odorante, pour parce qu’il symbolise la maison Guerlain en déperdition…

  19. 19 JulienFromDijon 15 juillet 2008 à 8:04

    « Chypre fatal , Gourmand coquin, Oriental brûlant. »
    …oh, pitaing. Oui, une « diorisation », c’est ça ^_^!

  20. 20 La Dogaresse 15 juillet 2008 à 7:54

    Julien, Insolence est un parfum qui s ‘inspire directement d ‘Apres l ‘Ondee, meme s ‘il s ‘agit d ‘une reinterpretation futuriste par Maurice Roucel ce n ‘est pas un OVNI chez Guerlain comme le fut Champs-Elysees par exemple. Il me semble que Guerlain ont prefere arreter la production de plusieurs de leurs extraits a cause justement de ces directives europeennees qui obligent indirectement les parfumeurs a reformuler les classiques (*). Peut-etre est-ce le choix de la prudence plutot que de s ‘aventurer dans des pietres reformulations comme c ‘est le cas chez Caron par exemple, ou les actuels Tabac Blond et Narcisse Noir n ‘ont plus grand chose a voir avec les originaux.

    (*) les directives europeennes anti-savoir- faire francais et anti-culture francaise sont des recommandations mais les parfumeurs sont contraints de les suivre pour eviter des proces dans le style proces a l ‘americaine « class-action suits ». En revanche cette semaine aux Etats-Unis on parle encore des cosmetiques qui eux ne sont pas regules contrairement aux parfums, ni aux Etats-Unis ni en Europe, les americains trouvent sans cesse des traces de plomb dans des quantites inquietantes des rouge-a-levres L ‘Oreal et Dior!

  21. 21 vero59 16 juillet 2008 à 1:56

    Ce que vous dites Dogaresse est vraiment inquietant, on dirait que c’est la mort annoncée des beaux parfums😦

  22. 22 La Dogaresse 17 juillet 2008 à 5:37

    Les grands parfums sont derriere nous malheureusement. Aujourd ‘hui je porte deux gouttes mais vraiment a peine deux gouttes de Sortilege Le Galion en extrait. Un sillage discret mais present et qui ne faillit pas jusqu ‘en fin de journee. Un aldehyde aerien, tres jasmin avec une touche rose blanche et muguet qui n ‘a pas pris une ride, un classique intemporel d ‘une telle beaute que j ‘arrive pas a me concentrer au travail. Il m ‘a seulement coute $40.00 sur ebay! Vous savez c ‘est pas avec moi que les parfumeurs d ‘aujourd ‘hui vont se faire de l ‘argent avec leurs lourdes vanilles confidentielles a $200.00 le flacon, je vous le garantie.


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