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Bond N°9 : Andy Warhol Lexington Avenue

Andy Warhol Lexington Avenue est la troisième collaboration de la marque new yorkaise Bond N°9 avec la Fondation Andy Warhol pour les Arts Visuels. Cette marque est la première de son genre a dédier tout son travail à une seule ville : New York. Entendant ainsi reconstituer l’ambiance des différents quartiers de cette immense ville cosmopolite grâce à ses eaux de parfums. Leur nouvel opus se situe au 242 Lexington Avenue, où Andy Warhol vécut à l’époque et où il fut contacté par le magasins de chaussures I. Miller pour réaliser des illustrations publicitaires de souliers. L’idée ici était de relier les 2 accessoires ultra-féminins que sont : le parfum et les souliers.

Ce parfum fut pour moi une surprise. Je ne connaissais que très peu cette marque et n’avait aucunement eu l’occasion de sentir les deux collaborations précédentes. Découvert les yeux fermés sans même prendre la peine de lire la construction, le premier sniff fut désagréable… Le deuxième fut attirant et le troisième ravissant. Je compris par la suite ma première impression due à la note de tête, une note boisée de cyprès fusant dès le premier accord.

La suite est une drôle de sucrerie, un mélange parfaitement inattendu entre des sensations sucrées (jamais en surdose et toujours en retrait) et d’autres plus fortes (bois, épices). L’évolution va ainsi par associations d’idées. Imaginez une cigarette allumée, fumant à côté d’un clou de girofle écrasé, et vous avez une odeur poignante et pénétrante. L’impression majeure restera celle de la fumée de feu de bois, une fumée dont l’odeur prégnante, irritante, imprègne vos vêtements et vos cheveux. Celle de Lexington Avenue est épicée (cardamome) et croustillante, de cette fumée vous gardez la présence évidente à chaque mouvement, elle vous suit comme un fantôme posé sur votre épaule et vous raconte des blagues dans le métro alors que tout le monde fait la tête…

Cette idée de fumée ne disparaîtra jamais vraiment, même si elle va prendre une autre dimension dans la suite de la composition, se faisant plus douce, résolument plus sucrée mais étrangement toujours avec quelque chose de tranchant. Par certains côtés, ce parfum m’évoque Dzongkha à cause de son univers enfumé et brumeux, mais là où Dzongkha évolue en brasier incandescent, Lexington Avenue évoque plus la chaleur d’un cake moelleux à la sortie du four. Il arrive alors un stade où l’image du bonbon se fait plus évidente, mais où les bonbons seraient en réalité des petits copeaux de bois secs sur lesquels se serait cristallisé du caramel… Malgré ces images hautement calorifiques, le parfum en lui-même n’a rien d’écoeurant ou de franchement sucré. Les bois sont en effet bien présent dès le coeur du parfum, le cyprès ne disparait jamais vraiment, et le patchouli se fait dense et dur.

Le fond est d’autant plus surprenant qu’il abandonne subitement tout ce qui caractérisait le parfum depuis le début. La fumée toujours présente se fait plus claire, plus blanche, plus vaporeuse. Le santal clôture l’ensemble avec ses accents de bois crémeux. Un parfum confortable, changeant, brumeux et rigolo parce que surprenant.

Disponible pour le moment uniquement aux Etats-Unis dans les boutiques newyorkaises, il est cependant possible de l’acheter sur internet sur le site de Bond N°9. 50 et 100 ml EDP, 135$ et 195$

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La Wish-List de Nez Bavard

Parfums Bois d'Argent - C. Dior / Ambre Narguilé - Hermès / L'eau de l'eau - Diptyque / Angélique Noire - Guerlain / Splash Forte - IUNX / Egoïste - Chanel / Iris Silver Mist - Serge Lutens / Vétiver Tonka - Hermès
Bougies Amber Ambush - Memo / Foin Coupé - Diptyque / Maquis - Diptyque / Orangers en Fleurs - L'Artisan Parfumeur

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