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L’Artisan Parfumeur : Jatamansi

Ligne Jatamansi, L'Artisan Parfumeur

L’Artisan Parfumeur a lancé en janvier dernier une nouvelle gamme de soins parfumés pour le corps : Jatamansi. Cette gamme est issue du travail du Nardostachys Jatamansi, une plante de la famille des valériannacées, qui pousse sur les montagnes du Népal à 4000m d’altitude. C’est pour cela que l’on appelle aussi le Nard de l’Himalaya, en sanscrit : jatamansi. L’huile qui en est extraite est connue depuis l’Egypte Ancienne pour ses exeptionnelles propriétés parfumantes et protectrices.

Cette gamme est entièrement bio, et le parfum est issu uniquement de ses composants. En plus du nard, on y trouve des huiles essentielles de rosier muscat, huile de noyau d’abricot, de la cire essentielle de framboisier et des extraits huileux de pépins de pamplemousse rose. Le résultat est sensationnel, non seulement au niveau du parfum mais aussi au niveau du soin apporté à la peau. J’ai pu essayer l’huile pour le corps et la crème pour tout le corps. L’huile pour le corps (jojoba) est sans égal. J’affectionne tout particulièrement les huiles pour le corps car elles sont souvent beaucoup plus hydratantes pour la peau et offrent un plus grand confort. Celle-ci a dépassé toute mes éspérances. Sèche, elle s’applique très facilement et procure immédiatement une extraordinaire sensation de confort : la peau est soyeuse, aussi belle que de la soie, et profondément heureuse. Et le parfum… est d’une rare finesse. Relaxant, doux et pur, c’est une sensation nouvelle délicieuse. La crème sens aussi bon, mais la sensation physique est un peu différente : elle est moins enveloppante, mais la sensation de douceur et de fluidité est plus grande. Elle peut s’appliquer aussi bien sur le corps que sur le visage : très délicate et très hydratante elle convient à tout les types de peaux. De nature un peu réactive, ma peau s’est parfaitement satisfaite de la crème Jatamansi.
Des produits d’excellente qualité que l’on adopte dès la première utilisation, autant pour leur parfum que pour leurs propriétés.

Sources : L’Artisan Parfumeur, Wikipedia

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Caron, L’Artisan Parfumeur, Maître Parfumeur et Gantier : Tubéreuse

Nez Bavard vous propose ce soir une étude comparative sur trois parfums à la tubéreuse. Je suis en effet devenue une grande amatrice de cette note depuis que j’ai découvert la Tubéreuse de l’Artisan Parfumeur (sortie en 1978). Envoûtée par son odeur captivante, chaude et presque vénéneuse, je ne voulais pas m’arrêter là. Alors j’ai cherché à connaître d’autres soliflores de tubéreuse. J’ai sélectionné deux autres jus : un chez Caron, un autre chez Maître Parfumeur et Gantier (sortie en 1988), qui ont eux aussi des tubéreuses dans leur gamme.
Par souci de simplification, je nommerai Tubéreuse A, le parfum de L’Artisan Parfumeur, Tubéreuse C, celui de Caron, et enfin Tubéreuse M, le jus de Maître Parfumeur et Gantier.
Ces trois parfums sont des soliflores, comme je l’ai expliqué dans le précédent billet sur la Tubéreuse A. Ce qui est très intéressant ici, c’est que l’on a une parfaite représentation de la subjectivité en parfumerie. Il s’agit de 3 interprétations bien distinctes d’une même matière première. Tubéreuse A et Tubéreuse M sont présentées à l’amateur chacune comme « quasiment pure », c’est à dire très proche de la note tubéreuse seule. Même si à la comparaison elles se ressemblent, la différence est perceptible. Tubéreuse C est un soliflore aussi, mais elle est nettement plus sophistiquée.

Une chose est sûre : cette note est somptueuse. Éclatante, vibrante, suave et animale. La tubéreuse est originaire du Mexique et aurait été introduite en Europe puis en Asie au XVIe siècle. Elle est cultivée aujourd’hui en Inde, mais on peut aussi la cultiver dans son jardin ou en pot (son bulbe ne fleuri qu’une fois). Elle est réputée pour renouveler ses particules odorantes jusqu’à 48h après avoir été cueillie, on imagine alors la force qu’elle peut donner aux parfums. J’ai pu me procurer un peu d’absolu de tubéreuse pour travailler avec. Dans les premiers instants, la note est humide, à la fois verte et terreuse, elle a la puissance et le côté vif de l’aldhéyde C11 (celle qui entre dans la composition de Chanel N°5) : Cette ouverture saillante est reprise dans la Tubéreuse de L’Artisan Parfumeur. Puis, au fur et à mesure, l’absolu se tourne vers un nouvel aspect, plus huileux, mais qui fait déjà plus penser à une fleur que la première impression. Il se termine sur une note dense et épaisse. Celle-ci a aussi un aspect légèrement fumé qui lui donne beaucoup de caractère : une fleur capiteuse, il ne fait aucun doute.

Des 3 jus, c’est Tubéreuse C qui a pris le parti le moins fleuri. Elle est gorgée de sève huileuse en tête, son odeur est verte, mais on a l’impression de voir jaune (lumineux). Son évolution tend fort vers ce côté un peu huileux, je dirai même pâteux, comme un fruit confit, ou une pâte de fruit. Mais elle n’a rien de sucré, elle est plutôt épicée même, et garde ce côté jusqu’au bout. La facette fleurie est presque absente, mais c’est peut-être chez Caron, que finalement la représentation est la plus fidèle à la note de base : saillante, prenante et chaude. Sur le fond, Tubéreuse C s’allonge, adopte une légère sensation de fumée très agréable. Si c’était une couleur, ce parfum serait un jaune soleil, intense et franc. Tout en gardant une impression d’épaisseur et de densité huileuse, la note devient vraiment très douce (mais non poudrée) et donne un merveilleux fini peau.

A la comparaison, Tubéreuse M est le plus fleuri. Il est plus délicat, mais toujours aussi dense, avec ce même aspect d’huile. L’impression de « pâte » a disparu, laissant place à un léger petit aspect sucré. La touche verte de la tubéreuse est bien présente en note de tête, mais pas de façon aussi mordante que chez Tubéreuse A. LaTubéreuse de Maître Parfumeur et Gantier est opulente mais plus fraîche que celle de Caron, si c’était un objet, ce serait un fauteuil style XVIIIe, car il développe un côté un peu boudoir : c’est le plus romantique des 3 parfums. L’aspect fumé de la tubéreuse pure est totalement absent, ainsi que dans Tubéreuse A. Sur le fond, je trouve que malheureusement Tubéreuse M finit par perdre son intensité fleurie par rapport aux deux autres.

La Tubéreuse de L’Artisan Parfumeur a une note de tête saisissante, elle a le côté mouillé vert sombre de la tubéreuse seule. L’aspect « gras-huileux » se trouve ici exploité sous la forme d’une sensation de crème très onctueuse, presque comme du beurre en pommade. Cela lui donne une grande profondeur, mais je trouve qu’elle est aussi scintillante. Elle me donne une très nette impression d’espace, comme si on la sentait dans un espace très vaste. Si c’était un endroit, ce serait les escaliers de l’Opéra Garnier à Paris, car Tubéreuse A est aussi baroque, excessive. C’est la plus généreuse des 3, elle donne à voir et à être sentie, comme une belle actrice.

Mon coeur balance entre Tubéreuse de Caron et Tubéreuse de L’Artisan Parfumeur. Ce sont réellement deux interprétations différentes de la note Polianthes Tuberosa, très réussies, mais qui ne s’adaptent pas à la même situation ni au même état d’esprit. Les deux sont denses, mais la composition de Caron est peut-être un poil plus feutrée, plus calme, sans perdre une once de force et de présence, elle est chaleureuse et enveloppante. C’est un parfum pour être très belle en intimité. L’Artisan Parfumeur nous propose une tubéreuse de sillage profond, étincelante et théâtrale. On l’aime dans les moments d’éclats, pour être royalement séduisante. Cette étude m’a définitivement rendue adepte de la tubéreuse dans les parfums : son odeur intense de plante charnelle et venimeuse m’a touchée, et ne me laissera plus en paix!

Sources : OsmoZ, Wikipédia, Bois de Jasmin

L’Artisan Parfumeur : Tubéreuse / Valentine’s Day Perfume II

Poursuivons nos investigations… Aujourd’hui, c’est chez L’Artisan Parfumeur que je suis allée chercher ma senteur de St Valentin. Après la senteur « romantique » de Love in Paris, je voulais une fragrance plus noire, plus mystérieuse. Je recherchais un parfum de sillage, de femme épanouie et séductrice (pour ne pas dire « fatale »)…
Opium de Yves Saint Laurent, un classique du genre aurait pu convenir, mais j’avais envie d’un parfum un peu moins connu et conventionnel. Tubéreuse de L’Artisan Parfumeur est un soliflore, c’est à dire un parfum construit uniquement autour d’une note florale centrale, éventuellement étoffée par quelques facettes sublimatrices. L’objectif reste de reconstituer la fleur telle qu’elle existe en vrai, en cherchant le plus possible à imiter la nature en la magnifiant. On peut relever ici que les parfums soliflores sont une interprétation particulière du créateur, étant donnée la difficulté de reconstituer « la » note de la fleur telle qu’elle existe dans la nature, et qui sera reconnue par tous. Tubéreuse est un parfum entier, d’apparente simplicité, il développe un caractère bien particulier sur chaque peau. La tubéreuse fait partie de ces fleurs qui exhalent une odeur entêtante et intense, et qui produisent des notes carnées presque animales. C’est ce côté qui a été si bien exploité dans cette fragrance.
Sa note est de suite aguicheuse et mystérieuse, c’est une pierre précieuse : elle brille et miroite sur la peau, puis une fois qu’elle vous tient par la main, on perçoit sa profondeur et son ampleur. Je trouve le fini sur la peau paticulièrement exceptionnel pour un fleuri : soyeux et velouté avec une pointe très légèrement épicée.
Ce parfum réunit beaucoup de choses que j’aime dans les parfums, une note de fleur qui a de l’esprit et qui n’est pas purement esthétique ou romantique, un fini peau admirable, un pouvoir séducteur rafiné, et un sillage fabuleux. Il est sombre et dense, terriblement féminin…
Comme on peut s’y attendre il tient très bien et longtemps. On aime garder ce parfum pour les grands jours, les grandes occasions, la St Valentin en est une! Mais attention, ce parfum déclenche les passions, une fois qu’on l’a porté on ne l’oublie plus, et on y pense tout le temps! Seules quelques touches suffisent à créer une douce aura parfumée, car ce jus est concentré et précieux.

Comme hier, c’est un vrai parfum de soirée mais plus affirmé, et plus noir, ce qui est surprenant quand on pense à la tubéreuse qui est formée de petites fleurs blanches et délicates : mais tellement odorantes!

L’Artisan Parfumeur : Dzing!

Comme promis, Nez Bavard reprend du service avec une nouvelle étude. Le parfum d’aujourd’hui vient de chez L’Artisan Parfumeur, il s’agit de Dzing! . « Encore un parfum de L’Artisan!! », et oui, encore un, mais il faut dire que c’est grâce à L’Artisan que je développe mes réflexions et mes facultés aujourd’hui…Donc, je rends hommage.

Prrrrrrrrrrrrrrrrrr (roulements de tambour) Pouêêêêêêêt!! Ouverture des rideaux, les artistes entrent en scène.

Voici comment Olivia Giacobetti (la créatrice) et L’Artisan Parfumeur ont souhaité Dzing!, comme une succession de numéros de cirque, tous plus spectaculaires les uns que les autres. Ce parfum en est une métaphore, et elle est très réussie.
Pour décrire un parfum, je recherche généralement les notes qui le composent à la fois sur OsmoZ et sur le site internet du fabriquant. Cette fois-ci, comme à l’accoutumée, je vais voir les descriptions, mais j’ai été surprise de voir sur OsmoZ une description assez différente de celle de L’Artisan Parfumeur, et qui ne correspondait pas vraiment à ce que je sentais sur ma peau, à part quelques matières. Cette fragrance est pour moi essentiellement cuirée, et c’est la raison pour laquelle elle me plaît tant, elle est décalée et inhabituelle (comme souvent avec les parfums de L’Artisan).
Le premier numéro attaque en force par une odeur précise âcre et sèche de cuir, un beau cuir brut, qui est épaissi par les épices (safran et cannelle). Tout au long du spectacle, le cuir reste présent, mais au fur et à mesure, il s’estompe, et finit par s’installer au fond des gradins, pour laisser au premier plan la place à une douce et délicieuse odeur de caramel. On parle bien de caramel, mais ce parfum est aux antipodes du parfum sucré écoeurant, il est très intéressant par ce côté à la fois très corsé donné par le cuir, et le côté poncé et miellé du caramel. Les petites touches boisées sont présentes, mais de façon très légère, car pour moi, c’est vraiment le cuir et le caramel qui dominent. L’animalité du cuir m’a spécialement touchée, elle renvoie à un aspect brut et naturel de la personne, faisant de Dzing! un merveilleux parfum de peau. Cette eau ne s’apprécie que si l’on est déjà un peu féru de parfum je pense, car les notes de celui-ci sont « vraies » : c’est la rusticité du cuir, la force des épices, le sérieux du bois, et la tendresse du caramel. Je ne l’ai pas tout de suite aimé quand je l’ai senti pour la première fois, mais aujourd’hui lorsque je le porte il me donne une certaine assurance, comme les artistes du cirque qui effectuent leur numéro avec confiance et détermination. Je me sens sincère et réelle quand je le sens, il m’ôte le doute. Je l’apprécie surtout le jour, mais n’exclus pas de pouvoir le porter en soirée, bien qu’il n’ait pas vraiment le côté opulent de Cuir Beluga, par exemple. Je crois qu’il me plaît de la même manière que m’a plu Poivre Piquant, j’ai tout à l’heure dit à ma maman que j’étais aussi enthousiasmée par Dzing! que je l’étais quand j’ai découvert Poivre Piquant. Ces deux parfums sont contradictoires (est-ce mon côté Gémeaux qui parle?), ont deux aspects qu’il n’est pas fréquent de voir ensemble : force et douceur. J’ai la sensation que l’accord de ces deux parfums crée une sorte d’équilibre, notion qui m’est particulièrement chère et à laquelle je me fie en toutes occasions. On recherche toujours l’équilibre en parfumerie, mais selon le désir du parfumeur, l’harmonie peut être atteinte de façon linéaire, par le choix des composants, la proportionnalité établie entre les matières… ou bien l’harmonie va être trouvée de façon moins scientifique par un équilibre sensoriel et intuitif : c’est là ce que je recherche le plus dans les parfums.

Do you like Vanilla?

Nez Bavard vous propose ce soir un billet consacré aux parfums à la vanille!Vanille

La vanille (Vanilla panifolia) est une orchidée tropicale originaire du Mexique, dont les fruits, les gousses, produisent une épice appellée vanille. La vanille est depuis longtemps utilisée pour son parfum doux et suave, notamment en préparation culinaire. Elle s’est largement démocratisée lorsqu’en 1876, le chimiste JCW Tieman réalisa la première synthèse de la principale molécule odorante de la vanille : la vanilline. C’est aujourd’hui sous forme de l’eugénol (extrait des clous de girofle) que la vanilline est commercialisée et employée dans l’industrie alimentaire. La vanille de synthèse représente aujourd’hui tant en parfumerie qu’en cuisine, une sérieuse concurrente à la vanille naturelle. On estime la production de vanilline de l’ordre de 12 000 tonnes par an, contre 40 tonnes pour la vanille naturelle. On reconnaît à la vanille les vertus suivantes : elle développe l’ambition, augmente l’activité physique et intellectuelle, favoriserait la volonté au combat et empêcherait la lassitude.
Les jeunes filles aiment souvent se parfumer avec des eaux de toilette à la vanille, et celles-ci (les eaux) ainsi qu’un large panel de produits dérivés parfumés à la vanille (crèmes pour le corps, gels de douche, savons, gommage…) constituent l’une des « valeurs sûres » pour une marque ou une maison de parfumerie. Shalimar tire en partie son aspect sensuel et chaud de la vanille, c’est l’un des plus grands succès de la maison Guerlain à ce jour(Bergamote, Mandarine, Bois de Cèdre, Citron/Patchouli, Jasmin, Rose, Iris/Vanille, Benjoin, Baume du Pérou, Cuir). C’est souvent le côté gourmand de la vanille qui est développé dans les parfums : Angel de Thierry Mugler a très bien exploité cet aspect en la mariant avec d’autres odeurs sucrées (Bergamote, Mandarine/Fruit de la Passion, Pêche, Abricot/Patchouli, Vanille, Chocolat,Caramel).

La vanille (et ses dérivés) étant une matière première très utilisée en parfumerie (elle est du meilleur effet dans les parfums orientaux), j’ai voulu faire une petite analyse comparative de 2 parfums essentiellement construits autour de cette senteur, que j’ai eu l’occasion de sentir récemment. J’ai choisi : L’eau de toilette des Vanilliers de L’Occitane, et Vanilia de L’Artisan Parfumeur.
L’eau de toilette des Vanilliers de l’Occitane développe une note classique de vanille, qui s’articule autour des notes suivantes : Ylang-ylang, Freesia, Orchidée blanche/Jasmin Sambac, Absolu de Vanille/Vanille gourmande, Ambre, Muscs. Avec son odeur sucrée et opulente, cette eau de toilette a toutes les chances de connaître un bon succès car elle est assez sensuelle, ce qui est susceptible de plaire à un large public, compte tenu de la tendance actuelle en parfumerie.
Vanilia est une eau de toilette qui déploie l’odeur d’une vanille inconnue, ou plutôt surprenante (comme toujours chez L’Artisan Parfumeur). Elle n’a quasiment rien à voir avec une vanille sucrée et culinaire, ce qui la rend bien plus intéressante. La note de Vanilia est lointaine et précieuse, elle n’est pas utilisée en cuisine comme m’en a informée une conseillère de l’Artisan. Sa construction est la suivante : Noix de Muscade, Ylang-ylang/Vanille, Clou de Girofle/Ambre, Bois de Santal.

A la comparaison ces deux parfums n’ont rien à voir, et sur la peau la note vanille change du tout au tout. Ce n’est certes pas la même note qui est utilisée, mais L’eau de toilette des Vanilliers et son aspect sucré lasse face à Vanilia. On retrouve quelques points communs en tête et en fond : les deux parfums sont enveloppants et gourmands. Ce qui démarque Vanilia et ce qui en fait mon préféré, c’est que l’on reconnaît la vanille, mais que son accord pourrait être plus celui d’une fleur que d’une épice. Son aspect épicé lui est rendu grâce à la noix de muscade et au clou de girofle, le résultat est vraiment remarquable. Je ne mettrai pas pour autant L’eau de toilette des Vanilliers au placard, car ce parfum a le mérite de faire moins synthétique que d’autres, ce qui est un atout non négligeable.
Je rapprocherai la note vanille de Vanilia de celle de Cuir Beluga (qui contient aussi de la vanille). Bien que leurs 2 notes n’aient rien à voir entre elles, ces parfums purifient en quelque sorte la vanille de son héritage sucré, en lui apportant plus de profondeur : Cuir Beluga est luxueux, Vanilia est précieux.

Sources : Wikipédia, Now Smell This, OsmoZ

L’Artisan Parfumeur et Piment Brûlant II

Voici le deuxième billet portant sur Piment Brûlant, de L’Artisan Parfumeur.
Le hasard (ou la chance) a voulu que ce parfum se soit retrouvé depuis peu en ma possession. Je connais ce parfum depuis le 18 novembre dernier, date à laquelle j’ai effectué le stage d’initiation au parfum pour les particuliers de L’Artisan. Je consacre ce soir un billet spécial à L’Artisan et à Piment Brûlant, pour en approfondir l’étude.
J’ai tout d’abord considéré ce parfum comme trop franc pour moi, comme s’il affirmait trop haut son appartenance au cercle fermé des parfums bouillant de caractère. Balivernes, balivernes me direz-vous ! J’ai depuis ce temps eu tout le loisir de former mon nez (bien que ce soit loin d’être fini), et de le sensibiliser à la délicatesse particulière des compositions. Comme je ne cesse de le dire, mon passage révélateur chez L’Artisan Parfumeur n’en finit pas de m’émerveiller. Je sens, je découvre, je m’adapte, je cultive mon odorat, mais j’en reviens toujours à mes premiers amours : les parfums de L’Artisan. Plus que les autres ils me parlent, m’interpellent ; et mieux que les autres, ils racontent sur ma peau une histoire, la mienne, différente tous les jours. Au-delà de l’aspect métaphorique, j’ai supposé vrai empiriquement ce que j’essaye d’exprimer par les figures de styles.
Je n’ai pas les connaissances chimiques qui m’accorderaient le droit d’appuyer mes hypothèses, ce que je peux dire, c’est que plus je porte ces parfums, plus il me semble que leur composition unique permet de développer sur la peau du porteur une odeur profondément personnelle. Par composition unique j’entends, composition qui permettrait une alchimie moléculaire très avancée, plus qu’avec les parfums d’autres marques. Cette perception me vient de la façon dont je sens le parfum évoluer sur ma peau, se fondre avec elle, jusqu’à en faire partie. Le parfum n’est plus un voile, ni un ajout : Je suis le parfum.
Je n’ai eu ce ressenti qu’avec les parfums de L’Artisan. J’ai d’ailleurs fait le test suivant : j’ai appliqué sur mon bras droit quelques gouttes de l’échantillon : La Chasse aux papillons Extrême (de L’Artisan). Puis sur mon bras gauche, j’ai pulvérisé un petit peu de : J’adore (de Dior, un parfum que néanmoins j’affectionne tout particulièrement). Le résultat est probant, les deux sentent bon, mais sur mon bras droit, l’odeur semble naturelle, faisant partie de la peau, elle attire puis transporte. Tandis que sur mon bras gauche, l’odeur est sophistiquée, agréable, mais on croirait qu’elle est posée, comme un bibelot sur une table, sur mon bras. Et cette impression n’est pas réservée à un nez « exercé », j’ai demandé l’avis de ma maman, et elle a reconnu les même choses. Elle a d’ailleurs trouvé une expression très parlante : « Sur ton bras gauche, l’odeur est comme fermée« . Elle n’est rien d’autre que son odeur…

C’est grâce à ce genre de petits tests et à l’apparition du concept de « Je suis le parfum« , que je me suis rendue compte que les parfums de L’Artisan étaient profondément adaptables, qu’ils s’exprimaient, littéralement, en fonction du porteur. De ce fait, leurs parfums m’étaient adaptés à partir du moment où ils me plaisaient. C’est donc ici que Piment Brûlant est réapparu. Avec ses braises et sa franchise. Là où Poivre Piquant est chaud et doux, Piment Brûlant est bouillant et charnel. Pour avoir pu le porter entièrement, je peux maintenant confirmer qu’il est certes plein de caractère, mais qu’il ne prend pas le pas sur moi et surtout qu’il ne colle pas d’étiquette ou d’image.

Tout ceci est certes assez subjectif, et il n’y a pas besoin d’aller aussi loin pour prouver la qualité des parfums de L’Artisan Parfumeur. Ce que je tente d’expliquer, c’est que, finalement, les parfums que l’on trouve en parfumerie ont des qualités, exeptionnelles pour certains, mais ils me laissent très distinctement l’impression d’être des ajouts, des superpositions lorsque je les porte, dans une mesure plus ou moins importante bien sûr. Cela ne m’empêche pas d’en apprécier un grand nombre, et d’aimer les sentir et les analyser. Même si j’idéalise un peu la maison, je ne pense pas me tromper en plaçant les parfums de l’Artisan Parfumeur, très au dessus du lot.

L’Artisan Parfumeur, Safran Troublant

Voici le billet sur le dernier parfum du coffret Les épices de la passion de L’Artisan Parfumeur : Safran Troublant. Encore une fois, un parfum hors du commun : élégant, discret et sensuel à la fois. C’est un parfum dont on tombe amoureux, un parfum que l’on aimerait sentir sur une personne que l’on aime. Attachant et rassurant grâce à la rose, il attire les passions une fois que le safran se révèle et donne son aspect poudré et chaud à la fleur… On a l’impression de tomber sur des coussins, on se sent enveloppé, presque protégé avec les accords de vanille et de bois de santal. Un parfum parfait pour les mamans!! Mais aussi tout à fait approprié pour les femmes qui souhaitent séduire tout en douceur et subtilité…
Pyramide olfactive:
Tête, Rose Rouge
Coeur, Safran
Fond, Vanille/Bois de Santal

Existe en 50ml ou 100ml (ou en coffret)


La Wish-List de Nez Bavard

Parfums Bois d'Argent - C. Dior / Ambre Narguilé - Hermès / L'eau de l'eau - Diptyque / Angélique Noire - Guerlain / Splash Forte - IUNX / Egoïste - Chanel / Iris Silver Mist - Serge Lutens / Vétiver Tonka - Hermès
Bougies Amber Ambush - Memo / Foin Coupé - Diptyque / Maquis - Diptyque / Orangers en Fleurs - L'Artisan Parfumeur

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