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Nez Bavard découvre l’Osmothèque

Dimanche 18 novembre 2007, il s’est trouvé que l’anniversaire de mon plongeon dans le parfum coïncidait (hasard?) avec une conférence donnée par L’Osmothèque de Versailles à Juvisy-sur-Orge. Nez Bavard ne pouvait manquer un événement pareil! Il s’est donc couvert d’une douce écharpe de laine, a chaussé ses plus beaux souliers et a pris le chemin de la découverte olfactive encore une fois.

Car pour tous les inconditionnels du parfum, L’Osmothèque est une véritable mine d’or : cet organisme se conçoit comme une bibliothèque de parfums. A ce jour, on compte plus de 1700 créations conservées à l’Osmothèque dont plus de 300 totalements disparues de toute commercialisation. Il va sans dire que pour les amoureux de parfums rares et pour ceux qui souhaitent avoir une idée de la parfumerie de nos ancêtres, L’Osmothèque est le lieu où tout bon amateur (ou professionnel) se rend. Les parfums y sont classés (selon le codage de l’Osmothèque, ici), conservés dans des bouteilles en métal, à 11-12° dans une cave.
La conférence à laquelle j’ai assisté fut donnée par Monsieur Yves Tanguy, vice-président de L’Osmothèque. Il s’agissait d’une conférence de découverte, où nous avons évoqué les divers sujets classiques d’une introduction au monde du parfum : origine des matières premières, formes, utilisation… De l’ambre gris, du patchouli en feuilles ou encore de l’encens ont circulé dans l’assistance sous leur formes naturelles. M. Tanguy a ensuite parlé du métier de parfumeur en nous racontant brièvement sa propre expérience. Puis nous avons commencé à discuter parfum.
Savez-vous quel est l’âge du plus ancien parfum conservé à ce jour à l’Osmothèque (nous entendons ici l’âge de la formule)? Il s’agit du Parfum Royal, un parfum de 2 000 ans, particulièrement puissant dont la composition nous a été transmise par Pline L’Ancien, reconnaissable à sa forte odeur de cannelle. Cependant, la parfumerie moderne est assez jeune (150 ans), car jusqu’à un âge avancé, l’utilisation des parfums de manière profane était condamnée par l’Eglise.

Nous écoutons avec amusement l’histoire rocambolesque de François Coty, qui inventa le marketing avant l’heure, et apparaît sans conteste comme l’un des plus grands génies de la parfumerie moderne. Et le Chypre fut créé en 1917. Ce parfum était l’un de ceux que je voulais absolument sentir, pour enfin me rendre compte de quoi il s’agissait lorsque l’on parlait du Chypre de Coty. Celui-ci sent le coup de maître, car l’on retrouve exactement ce qui a tant été copié dans les autres créations par la suite. Un équilibre savant, vert, frais, boisé et résineux (labdanum). J’ai été emballée par ce parfum, et d’une manière générale par la majeure partie des compositions qui furent présentées. Il se dégage de ces parfums une forte impression d’entier, de cohérence dans la senteur. Nul n’est d’une complexité incroyable, pas de senteur abstraite, et même si l’on reconnait parfois quelques composants, on sent surtout qu’il s’agit d’un agencement harmonieux et construit des matières entre elles. De ces créations émanent une vraie beauté, une vraie passion qui n’existent que très ponctuellement dans les fragrances d’aujourd’hui. Enfin de vrais parfums! Des odeurs qui vous parlent, vous émeuvent ou vous rebutent. J’ai vraiment eu la sensation de sentir de la légende liquide, et j’ai compris pourquoi au fond de moi. Une évidence qui s’impose, une parfumerie créée et faite par envie, par des passionnés, la parfumerie des mythes tels que Shalimar de Guerlain, Fougère Royale de Houbigant, Iris Gris de Jacques Fath (un véritable iris d’une radiance exceptionnelle bien au dessus de toutes les créations à la mode de cette année)…

Tous les parfums sentis m’ont beaucoup plu, le plus agréable, je crois, a été de ne sentir aucune nouveauté « à la mode » et de pouvoir visualiser une époque avec des parfums. Ceux qui m’ont le plus marquée ont été : Cuir de Russie de Chanel, 1927 ; Crêpe de Chine de Millot un chypré fleuri, 1925 ; Diorling de Dior, somptueux chypre cuir, 1963 ; et bien sûr le Chypre de François Coty, 1917. J’avoue ne pas faire dans l’originalité, je savais que les cuirs et les chyprés me plaisaient depuis longtemps, c’est confirmé et signé! Je retiens aussi Ambre Antique de Coty qui m’a donné la sensation d’un ambre translucide avec un surprenant accord Earl Grey…
Après presque 3h de conférence, il a fallu sortir de la salle à reculons, car personne n’aurait dit non à une heure de plus. Le temps a passé très vite et nous avons pu sentir tout notre saoul tous les petits papiers imbibés qui nous ont été donnés. Je ne saurais trop vous recommander de vous inscrire à L’Osmothèque de Versailles, tant le plaisir pour l’odorat est intense et entier. Cette organisation est une réelle chance pour la mémoire olfactive mondiale, que tous les passionnés aimeront soutenir, car seule l’Osmothèque se charge de conserver pour la postérité des fragrances totalement disparues des circuits de distribution.
Le soir, de retour chez lui, Nez Bavard a senti et ressenti à nouveau, s’est trouvé comblé et est parti se coucher sur des chemins parfumés.

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Sisley : Soir de Lune

Soir de Lune est un parfum à l’ancienne, et qui le revendique. C’est un chypré, mais il n’a rien de la modernité des chyprés sortis ces dernières années comme Chance ou Narciso Rodriguez, au contraire, celui-ci sent un peu, il faut l’avouer les parfums de nos grand-mères. Sorti à une époque plus ancienne, il aurait été parfaitement en accord avec son temps, et aurait sûrement eu des airs de grand classique. Ici, c’est un peu pareil, sauf qu’il y a décalage. On retrouve dans Soir de Lune, une rose omniprésente, dense, chargée d’épices, qui s’approfondit sur la mousse de chêne et le patchouli. Cet aspect rétro lui apporte beaucoup de charme et de distinction.

C’est une sortie à contre-courant de la mode actuelle, dans le sens où il n’a rien de sucré, il n’est pas rond, pas musqué, pas poudré, pas « propre ». Il est au contraire puissant, sombre, terreux, incisif et sent le parfum. Il ne plaira pas à tout le monde, et je pense même qu’il est assez délicat à porter. J’ai rarement porté un parfum d’une puissance olfactive et d’une diffusion pareille. Beaucoup d’autres parfums actuels sont envahissants et présents, mais celui-ci est particulièrement incisif. Composé, en effet, d’absolu de rose de mai centifolia, d’absolu mimosa, de jasmin, et de muguet pour les fleurs, celles-ci lui donnent une charpente épaisse soutenue et intensifiée par un fond tout aussi robuste : mousse, patchouli et santal pour la profondeur, miel et pêche pour le liant. Le résultat parle de lui-même, un sillage particulièrement vigoureux, reconnaissable, une tenue exemplaire et une rémanence exceptionnelle. Ces même atouts peuvent le rendre tour à tour captivant ou irritant.

Lorsque je l’ai senti la première fois, je l’ai trouvé surtout très fort, même si on pouvait aisément discerner un vrai travail de construction et de choix des matières premières (ce qui se ressent dans le prix !), je l’avais alors laissé de côté, pensant y revenir à l’occasion. Puis, un matin, je l’ai reconnu dans le bus, sur une jeune femme brune deux rangs devant moi et qui lisait. Impossible de passer à côté, l’odeur de la jeune femme captait littéralement l’attention, en bien ou en mal, mais ne restait pas inaperçue…

Il est très intéressant de le voir évoluer sur la peau, car bien qu’il soit intensément ancré dans les chyprés, il a sa vraie personnalité, notamment parce qu’il est moins vert que les autres grands chyprés tels Miss Dior, Cabochard de Grès ou Aromatic Elixir de Clinique, dû à la présence de la rose, ici en grande quantité. En revanche, le porter tout les jours relève pour moi du défi car il sent vraiment toute la journée, et sature assez rapidement le nez sans un peu d’entraînement… Quoiqu’il en soit, il laisse une empreinte partout : dans les lieux où vous passez, sur les vêtements que vous portez, dans la mémoire des gens que vous rencontrez… Comme son titre le suggère, c’est un vrai parfum du soir, un beau parfum pour les grandes occasions, pour se faire remarquer.

Disponible dans toutes les parfumeries en 30 ml, 50 ml et 100 ml.

Voir le billet sur auparfum.com

Les Parfums de Rosine : Une Folie de Rose

Agréable journée pour Nez Bavard en ce 21 avril 2007. Un ciel limpide, un soleil radieux, une température idéale, et une promenade dans le centre de Paris pour aller découvrir… Les Parfums de Rosine! Je me suis rendue à la boutique située dans les galeries du Palais Royal, donnant directement sur les jardins. Un emplacement charmant, au calme ; une toute petite boutique très mignonne, décorée simplement d’un bouquet de roses, une chaise style XVIIIe en satin rose, des rideaux gris bleuté dans le fond, et un miroir accroché. Les parfums sont au nombre de 13, disposés sur trois petits meubles surmontés d’étagères, un quatrième servant pour les bougies, les crèmes et les savons. On pourrait dire que l’esprit de la marque Les Parfums de Rosine est dans la même veine que celui d’Annick Goutal, mais je trouve l’atmosphère des Parfums de Rosine plus légère, plus détendue et plus simple. Le raffinement est toutefois bien présent dans le soin apporté à la présentation : des flacons ravissants, des motifs soigneux, des détails délicats. J’ai tout de même eu l’agréable sensation que le plus grand soin était vraiment réservé aux parfums eux-mêmes, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.

Une vendeuse souriante nous a accueillies mon amie et moi, et nous a un peu parlé de la maison. Les Parfums de Rosine est une marque reprise en 1991 sous l’impulsion de Marie-Hélène Rogeon, une femme passionnée de roses, qui décida de créer tous ses parfums autour de cette fleur. Le nom : Les Parfums de Rosine est à l’origine une création de Paul Poiret, couturier dans les années 1900 qui créa ses parfums en l’honneur de sa petite fille Rosine. Je suis venue sans a priori, mais j’ai eu peur, l’espace d’un instant, de tomber dans un univers lourd de clichés romantico-fleur bleue, peu inventif et traditionnel. Il s’avère que Les Parfums de Rosine ont trouvé un très juste milieu entre la tradition, le classicisme, l’inventivité et l’audace. Dans la veine traditionnelle, on trouve évidemment : La Rose de Rosine ou Rose d’Amour et son indiscutable odeur de savon crémeux, puis dans la veine imaginative, on trouve les 2 masculins : Rose d’Homme et Twill Rose mais aussi Diabolo Rose avec sa note verte et fusante. L’ensemble est particulièrement rassurant car il s’agit de notes connues, bien que comme je l’ai dit, la maison se permette (pour notre plus grand plaisir) une pointe de fantaisie. On est moins bousculé que chez certains autres parfumeurs, mais en sortant de la boutique j’étais remplie d’un intense sentiment de contentement… Sur les 13 fragrances, 2 seulements m’ont laissée indifférente, sinon, on distingue chaque fois une facette, une beauté différente.

Pour ce qui est des jus eux-mêmes, ils sont conçus selon la même logique que la plupart des marques de niches : des matières premières de haute qualité et une préférence pour les essences naturelles pour obtenir des parfums de catégorie supérieure. Plusieurs m’ont beaucoup plu, je me suis attardée plus longuement sur Une Folie de Rose, un parfum de la gamme des chyprés, d’une vraie élégance, sombre et à la fois lumineux par petites touches. Les roses qui le composent sont lourdes de pétales duveteux et charnus, très ouvertes, au moment où leur parfum est le plus mûr. Mariées à de l’Ylang et du Jasmin, on obtient donc un coeur capiteux, arrondi par une note iris. Le fond est dense : mousse de chêne, santal, patchouli, vétiver, benjoin ; un fond chypré classique. Bien que légèrement conventionnel, ce parfum ne fait pas vieillir, il a un petit côté taquin vraiment délicieux. Il a le petit truc en plus qui me fait craquer et qui me donne envie de le porter… Il crée la différence avec des parfums sympatiques et joueurs et les vrais parfums de confort tant extérieur qu’intérieur. Il y a des parfums que l’on aime, que l’on porte selon l’humeur du jour, et puis il y a des parfums qui nous correspondent, ceux que l’on peut porter quelle que soit l’humeur, et qui nous iront toujours. Une Folie de Rose fait partie de ceux-là, j’aime le sentir, juste le savoir sur moi, et l’emmener partout où je vais. Il se rapproche presque du bijou, pas par son côté artifice, mais par son côté sublimateur et illuminant.

Pour découvrir Les Parfums de Rosine, rendez vous au : Jardins du Palais Royal, 105 Galerie de Valois, 75001 Paris

Sources : Les parfums de Rosine, Photo : http://www.parfyym.pri.ee

Chanel : Cristalle

Un parfum vert prairie et saisissant comme l’eau fraîche d’un ruisseau de montagne. C’est Cristalle de Chanel. Créé en 1974 par Henri Robert en Eau de Toilette, il a été repris 20 ans plus tard par Jaques Polge qui a créé la version Eau de Parfum. Cristalle est riant, un coup de fouet fleuri qui claque, aussi impressionnant que la nature à l’arrivée du printemps, qui se met à verdir de toutes ses forces. Il sent la tige verte de la jonquille et est aussi transparent que l’air après la pluie. C’est un parfum particulier, en effet très vert, de ceux que l’on a perdu l’habitude de sentir avec la tendance actuelle. J’ai pris plaisir à le découvrir et à le suivre évoluer sur ma peau. Il correspond à une envie de saison, un parfum moins chaud que ceux de l’hiver, qui sente le printemps sans être non plus une eau légère. Il fait penser à de l’eau mais n’est pas du tout aqueux, n’a pas de note « mouillée » proprement dite, mais une impression de transparence tonifiante.
Le départ est vert crissant à cause du galbanum, c’est d’ailleurs le même départ que le N°19, un parfum vert lui aussi. Puis il se déplace vers une chute de fleurs fraîche : jacinthe, chèvrefeuille, jonquille, jasmin, ylang-ylang, pour rebondir sur la mousse de chêne et les racines du vétiver. Cristalle développe l’accord chypré de base (mousse de chêne, patchouli, labdanum, bergamote…) et l’entoure de fleurs. L’ensemble fait très spontané et sincère, il est sophistiqué juste ce qu’il faut pour être élégant mais sobre. Je sens sur ma peau surtout la jonquille et la jacinthe, j’aime particulièrement cet accord qui me fait vraiment penser à une fleur sentie en plein air. La jonquille dont on parle ici et qui est utilisée en parfumerie est un narcisse de la famille des Amarillydacées. Cristalle est le premier parfum vert que je découvre qui sente autre chose que le bambou.
Ce parfum donne réellement envie d’être porté. Pour une jeune fille, il est bien plus attractif et adapté que le N°5, qui est tout de même assez chargé. Mais une femme plus âgée, l’apréciera justement pour son allure jeune et sa teinte verte pleine d’espoir : le vert est la couleur de l’espérance. Il convient à une humeur joyeuse et enjouée, mais il redonnera le sourire les jours de pluie, et donnera de la vitalité les matins difficiles (dont je suis une championne). Plus que d’autres, c’est un parfum que l’on a envie de vaporiser en brume pour qu’il se dépose sur la peau comme la rosée. Le vaporisateur rectangulaire de Chanel est tout à fait adapté pour cela, il diffuse un large jet de goutelettes très fines qui humectent délicatement la peau… Prendre garde cependant à ne pas en avaler, il sent très bon, mais a très mauvais goût!

Sources : Chanel, OsmoZ, Wikipedia

Narciso Rodriguez : For Her

Narciso Rodriguez For Her, est un parfum d’un nouveau genre. Impression très moderne, il est en réalité une réinterprétation plus actuelle de l’accord chypré de base (patchouli, mousse de chêne, jasmin, bergamote). Ce parfum est entièrement construit autour du musc égyptien. Un musc très clair, et qui, ici, stylise la composition. Il est accompagné de « miel de fleur », « ambre doux » et « bois tactile » (les dénominations farfelues servent sont le plus souvent là pour stimuler l’imagination, plus que pour décrire réellement la composition) : la rose et le bois de santal (avec son odeur laiteuse) entrent parfaitement dans cette composition moderne et ultra-féminine. Composé par Christine Nagel et Francis Kurkdjian, cette fragrance a vraiment une signature.
Ce parfum ne produit pas d’effet enveloppant, mais son accord caractéristique est bien présent. Je le trouve pour ma part très féminin, il a l’avantage d’être reconnaissable, attirant et moderne. Sa composition lui donne un côté transparent, une impression nette de fluidité. C’est un beau travail de construction et qui a de plus l’avantage de différer assez nettement de ce qui se fait en ce moment. J’éspère cependant que son succès ne va pas le rendre insupportable. C’est potentiellement un classique et je ne serait pas surprise de voir apparaître sur le marché dans quelques temps des copies de cette fragrance. Il est « beau » pour lui-même, ce qui lui donne une grande suffisance (prestance), sans pour autant tomber dans le snob. Le musc qui est au coeur de ce parfum lui donne une perception très personnelle pour chacune, ce qui en fait un vrai parfum de confort, souple et intime. C’est sûrement une des raisons principale de son succès en plus de l’interprétation nouvelle d’une note connue. Le seul bémol est que sa composition est relativement stable et monotone, il évolue sur la peau certes, mais ne vit pas vraiment avec elle. C’est l’huile de parfum : Her Musk (qui ne se compose visiblement que de musc, mais qui est tout de même le complément du parfum…) qui elle, vibre déjà beaucoup plus sur la peau et pousse des notes plus animale à se manifester. Le version eau de toilette est harmonieuse, le musc est central, mais savament contrebalancé entre les notes florales, la vanille et les bois.

L’eau de parfum est une version retravaillée de l’eau de toilette. Elle est légèrement différente de celle-ci, mais le caractère, « l’âme » du parfum sont exactement les mêmes. L’EDP n’est pas nécessairement plus forte, ou plus intense, mais elle est plus sombre. Notamment grâce à la présence plus franche du patchouli, et une mise en sourdine des notes florales, ce qui donne au musc une présence plus animale (comme dans l’huile de parfum). Certaines le trouve pour cette raison plus « gras » et plus difficile à porter. Il est vrai que, étonnament, son odeur est présente au nez presque tout le temps, l’accoutumance n’est pas rapide, et ne se produit qu’au bout de plusieurs jours (il en est de même avec l’EDT).

Narciso Rodriguez a pour moi un réel pouvoir sensuel, parce que sa note animale est revendiquée et exposée. Toute la subtilité et l’érotisme de ce parfum se trouve dans le fait que cette note a été disciplinée, maîtrisée, et qu’elle stimule sans envahir l’espace. Nul doute cependant que ce parfum provoque une espèce d’addiction déraisonnée lorsqu’on le découvre, c’est pour cela qu’il faut tout de même veiller à ne pas tomber dans la bouteille tout les matins, sous peine de donner des mots de tête à tout un wagon de métro.

Dernier point, j’ai relevé une similitude très intéressante entre L’EDP et un parfum de l’Artisan Parfumeur : Voleur de Roses. Un très beau patchouli-rose, très frais, et qui se marie très bien avec For Her, pour celle qui aime les mélanges.

Sources : OsmoZ, http://www.narcisorodriguez.com

Mise à jour du billet le 22/08/07


La Wish-List de Nez Bavard

Parfums Bois d'Argent - C. Dior / Ambre Narguilé - Hermès / L'eau de l'eau - Diptyque / Angélique Noire - Guerlain / Splash Forte - IUNX / Egoïste - Chanel / Iris Silver Mist - Serge Lutens / Vétiver Tonka - Hermès
Bougies Amber Ambush - Memo / Foin Coupé - Diptyque / Maquis - Diptyque / Orangers en Fleurs - L'Artisan Parfumeur

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