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Christian Dior : Dolce Vita

Il faudra un jour que je fasse le tour des parfums que j’ai côtoyés alors que j’étais vraiment jeune. En plus de mon éducation, de ma culture, des lieux que j’ai fréquentés et de mes habitudes alimentaires, qui, on le sait bien, forgent par la suite votre goût olfactif, cet ensemble de parfums est aussi à l’origine de mes préférences olfactives et de mes coups de cœur d’aujourd’hui. Ils constituent, sans que j’en aie totalement conscience, un ensemble de références sur lesquelles je me suis appuyée pour construire ma sensibilité. Cet ensemble s’enrichit bien sûr de jour en jour, avec les différents parfums que je découvre ou redécouvre.

Dolce Vita faisait partie d’une collection d’échantillons de parfum que j’avais accumulée, notamment grâce aux dons des femmes de ma famille, collection que j’étalais parfois devant moi pour sentir 2 ou 3 ou plus, de ces petits flacons miniatures. Le grand intérêt de sentir lorsque l’on est une jeune enfant, c’est que les a priori ne sont pas encore construits et que peu de références « parasites » ne viennent perturber la sensation.
A l’examen, je ne savais pas si j’aimais ou n’aimais pas Dolce Vita, il en a été de même pendant un certain nombre d’années avec la plupart des parfums que je sentais, en revanche, j’aimais les porter. C’était une attirance un peu impérieuse, une habitude qui me permettait une sorte de « transformation ». Je me laissais happer par ce message olfactif qui m’entourait et me propulsait dans un monde différent du mien, où j’oubliais où j’étais et qui j’étais. Aujourd’hui, les choses sont un peu différentes, mais je sais qu’un parfum me plaît lorsque je me retrouve dans cet état légèrement onirique dont on sort un peu sonnée.

Personne dans mon entourage n’a jamais porté ce parfum, et pourtant il résonne en moi de façon très nette, comme un point d’ancrage qui me ramène à une époque passée. Ce qu’il m’évoquait, étant petite, était une odeur de poivre. C’est le mot que j’avais en tête. Je ne connaissais pas Féminité du Bois à cette époque (1992), et Dolce Vita fut ma première introduction au parfums boisés (1995). Il apparaît d’ailleurs pour moi comme une sorte d’origine du genre, ce qu’il fut d’ailleurs plus ou moins dans les faits. Ce parfum de Pierre Bourdon (co-auteur avec Christopher Sheldrake de Féminité du Bois, mais aussi auteur d’Iris Poudre chez Frédérique Malle), à l’écriture classique, est à mon sens l’une des plus belles créations de la gamme de Dior, mais aussi l’une des plus belles créations des années 1990 (de même que Dune). On a aujourd’hui tendance à l’oublier au profit des bombes à calories pour jeunes filles (Miss Dior Chérie) ou des beautés blondes et lisses (J’adore). J’aimais cette époque chez Dior, celle où on laissait un peu plus de place à l’inventivité, où la spécialité n’était pas de sortir une nouveauté tous les 2 mois. Le patrimoine de cette maison est riche et d’une grande qualité, ce parfum en est un exemple criant.

Dolce Vita donne en effet l’image d’un parfum solide, construit, cohérent et classique, et je lui trouve cependant une originalité et une modernité très actuelle, bien plus que certaines sorties plus récentes qu’on a pu tenter de nous vendre comme des grandes premières du genre. Dans la lignée d’une Féminité du Bois aux facettes plus sensuelles et charnues, je ne serais pas étonnée d’apprendre que Dolce Vita ait pu inspirer en partie le récent Sensuous d’Estée Lauder dans lequel on retrouve une empreinte similaire : chaude et addictive.

Le parfum est construit sur une note boisée de cèdre et de santal très présente, accentuée par la cannelle et la cardamome (et pourquoi pas une touche de poivre en tête). On retrouve aussi, dans ce parfum, la pêche ronde et veloutée de Trésor de Lancôme, qui établit entre les 2 parfums une certaine résonance, même si celle de Dolce Vita est plus discrète.  La cérémonie s’achève sur une note terriblement élégante de vanille cuirée (castoreum), délicieusement boisée et épicée.

Une vraie belle création à découvrir, re-découvrir et à promouvoir.

Dior : Miss Dior Chérie L’eau / Et réflexions sur LVMH

miss-dior-cherie_59Bon… Bah mon avis sur Miss Dior Chérie n’a pas changé hein… Et encore moins avec ce nouveau flanker de printemps! Pouah pouah pouah, triple Pouah!!

Je me demande vraiment ce qu’ils ont cherché à faire chez Dior, vu que Miss Dior Chérie disposait déjà de son eau légère pour les beaux jours avec L’eau de Printemps. Je crois qu’à un moment, les dépenses toujours plus nombreuses en marketing et en communication ne combleront pas les lacunes et le manque évident de prise de risque. Un parfum plat, vide de sens, vide d’histoire et d’émotions. Un clone de plus rappelant vaguement Cologne de Thierry Mugler sur le départ (mais qui n’a donc aucune parenté avec l’original) et sombrant en moins de 5 minutes dans des abîmes de monotonie sur une note vague de gardénia très synthétique, le tout chargé de muscs blancs.

Je travaille en ce moment sur la stratégie de LVMH dans sa branche cosmétiques et parfums, et ce qui apparaît de plus frappant, c’est que leur travail porte essentiellement sur la recherche d’une rentabilité croissante, rapide et efficace. Vous me direz, rien de bien surprenant en soit, c’est un peu la même chez tout le monde. Dior est pourtant une marque phare de l’empire de LVMH, un symbole important, mais où l’essentiel des dépenses est fait sur la promotion, avec des publicités mettant en scènes des icônes glamour comme Sharon Stone, Charlize Theron… et il me semblait que le capital d’une marque se construit aussi avec la qualité de ses produits. Or, on le voit chez Dior, cela fait maintenant un certain nombre d’années qu’aucun nouveau parfum n’est sorti dans leur gamme. Les flacons sont repris et colorés différemment, on s’attache à créer des absolus, des élixirs, des eaux fraîches, des déclinaisons à l’infini… Mais où est la nouveauté? La recherche, le travail de création? Chaque produit est surexploité pour en tirer le maximum de bénéfices avec la dépense la moins grande possible. Je ne sais pas vous, mais moi ça me déprime. Surtout lorsque l’on pense que Guerlain est en train de prendre le même chemin…

Christian Dior : Dior Homme

Un lourd flacon en verre épais, un jus d’une couleur mordorée dans lequel plonge un tube d’acier permettant de puiser une fine fragrance d’une surprenante modernité et d’un classicisme abouti. C’est Dior Homme de Christian Dior. Sorti en 2005 sous la direction artistique d’Hedi Slimane, on retrouve dans ce parfum la patte élégante que l’on avait déjà sentie dans les 3 Eaux de Cologne Dior sorties en 2004 (Cologne Blanche, Bois d’Argent, Eau Noire). Olivier Polge est le créateur de Dior Homme.

Au milieu d’un ensemble assez confus et souvent décourageant, ce masculin montre qu’il est toujours possible de faire de très belles choses en parfumerie grand public : composé avec des matières très classiques, il est d’une cinglante intemporalité (et donc modernité). C’est du déjà-senti, mais pas comme d’habitude, sans l’arrière-goût ennuyeux qui suit la plupart du temps après 2 ou 3 sniffs.
Quand je dis déjà-senti, c’est surtout parce que l’on reconnait de suite l’aspect poudré-racine donné par l’iris, qui rappelle la poudre libre ou l’odeur d’anciens cosmétiques… L’iris est le fil rouge de la composition, il est translucide (comme s’il laissait passer la lumière) : c’est un effet polissant qui unit l’ensemble, apporte le détail de finition qui va parfaire l’oeuvre. J’ai vraiment cette sensation de sentir le parfum sur ma peau à travers cet iris, mais ce n’est pas un ajout ou un maquillage, c’est une autre façon de la percevoir. Dior Homme a ce pouvoir d’habiller une peau sans la farder ni l’alourdir, c’est l’illustration d’un élégance discrète et hors du commun. La réussite se trouve comme toujours au niveau de l’équilibrage des notes. J’ai senti ce parfum en 2 étages : un niveau voile qui représente ce que je décris comme l’impression de translucidité, et un niveau peau, l’iris qui s’exprime parfaitement aux 2 niveaux permet d’unifier le parfum. Pour le voile on a : l’iris, la sauge, la lavande, la bergamote puis la vanille et le cacao, à travers lesquels on va distinguer les notes plus corsées qui vont constituer l’effet-peau : iris, ambre, cuir, patchouli, vétiver, muscs. On ne sent pas les aromatiques très nettement au début, c’est plutôt l’iris qui domine, mais après 5 h d’évolution, une belle note de lavande-ambrée se fait sentir. Ma perception est vraiment personnelle, car je suis tributaire de ma peau et de la façon dont elle a permis à cette fragrance de s’exprimer. En effet, je ressens parfois une sorte d’animalité contenue (l’effet voile), arrondie et maîtrisée, là où d’autres peaux ferait sortir ce parfum de façon plus brutale, toujours aussi élégante mais moins douce.

Il va sans dire que ce parfum convient aussi bien à un homme qu’à une femme. En rapport avec ce que je disais dans le billet précédent, il prend sur ma peau sa voix féminine pour parler, sans discordance ou impression de décalage. Porter Dior Homme est alors uniquement une question de goût. Dior Homme a dans ses flacons tous les atouts d’un grand classique : une perception unique d’une note connue, une évolution sur la peau subtile, une utilisation fine et maîtrisée de belles matières, une excellente tenue : tenace sans être envahissante, un résultat qui se suffit à lui-même. Il aurait en effet à mon sens presque pu se passer de campagne publicitaire, tant il est clair que par simple bouche à oreille, il aurait eu le succès qu’on lui reconnait aujourd’hui. J’ai cela dit trouvé que les visuels réalisés ont été particulièrement réussis, bien en accord avec l’impression que m’a fait le parfum : simple, discret, chic. Ils me rappellent, dans le même esprit, la photo qui avait été faite pour le parfum de Narciso Rodriguez : For Her.

A visiter aussi la critique de Dior Homme sur Au Parfum!

Disponible chez tous les revendeurs agrées en 50 ml et 100 ml.

Source : OsmoZ, http://www.dior.com, Photos du flacon : Poivrebleu.

Christian Dior : Eau Noire

Flacon de Eau Noire, Christian DiorEau Noire de Christian Dior. Découverte en même temps que Bois d’Argent, j’ai dû attendre pratiquement un mois de plus avant de me décider à parler de la troisième et dernière Cologne de Christian Dior. Sortie en 2004 sous la direction de Hedi Slimane, Eau Noire a été créée avec Francis Kurkdjian, un parfumeur très demandé et qui connaît un grand succès.

J’ai pour Bois d’Argent une affection sans limite, pour Eau Noire il s’agirait plus de passion. Sombre, intense, audacieuse, sa puissance aromatique me fait tourner la tête (dans le bon sens). Elle donne à la peau un aspect complètement différent, on a l’impression de l’avoir frictionnée avec des herbes fraîches, puis de l’avoir légèrement poudrée. Je la trouve incroyable. Elle ne se range nulle part, elle est chaude et fraîche, piquante et douce. C’est une fantaisie parfumée, et pour autant il se dégage de ce parfum une sorte de classe innée. Je ne la trouve pas citadine cependant, elle est du meilleur effet portée avec un costume ou un tailleur. Mais pour moi elle sent les vacances, les herbes folles, les parfums denses des promenades dans la nature. La couleur de son jus (vert émeraude) la rend presque mystérieuse. Je crois qu’elle sent une partie de soi-même lorsqu’on la porte, c’est finalement le cas avec tous les parfums, mais Eau Noire est magique, c’est un élixir qui fait ressortir de vous une essence et une présence un peu spirituelle.
Ce que j’aime le plus dans Eau Noire, c’est son accord aromatique. Le terme aromatique est donné aux plantes qui sont riches en huiles essentielles, on retrouve donc dans cette liste : lavande, thym, sauge, romarin, sariette, serpolet, pour les plus connues.
Dans les civilisations grecque et latine, qui forment aujourd’hui l’héritage de la civilisation européenne, il faut savoir que les aromates ont joué un rôle excessivement important surtout dans les rites religieux. Avant que le parfum ne se démocratise, l’usage des herbes aromatiques était exclusivement réservé aux rites religieux et toutes utilisations autres étaient sévèrement condamnées. Aujourd’hui la perception de ces plantes est très différente, mais elles véhiculent toujours avec elles une symbolique forte (et plus ou moins consciente) de pureté et de divinité (en Grèce Antique, la pureté des dieux venait du fait qu’ils se nourissaient des vapeurs aromatiques des herbes que les mortels faisaient brûler pour eux). Cette symbolique est peut-être l’une des raisons pour lesquelles j’aime tellement Eau Noire, mais j’ai aussi passé des vacances baignée dans cette atmosphère d’herbes odorantes, il y a donc aussi, et surtout, le rôle joué par l’évocation et la mémoire. En réalité, ces plantes sont aussi connues, en plus de leurs caractéristiques odorantes, pour leurs propriétés médicinales, ce qui joue aussi un rôle important dans l’attrait qu’elles représentent pour leurs utilisateurs.
Le thym (thymus vulgaris est l’espèce la plus connue et celle dont on tire l’huile essentielle) est une plante rampante de la famille des Lamiacées qui doit son nom au thymol, une substance bactéricide. C’est une plante très résistante qui pousse dans les terres arides et rocailleuses des régions méditerranéennes, et dont les fleurs sont blanches ou rose pâle. Il est connu en médecine pour ses propriétés antiseptiques, expectorantes, anti-spasmodiques et anti-virales.
La sauge (Salvia) est aussi une plante de la famille de Lamiacées, son nom vient du latin « salvare » : sauver. Elle possède en effet de nombreuses vertus médicinales (antiseptique, bactéricide, calmante, digestive, énergétique, fébrifuge…). Un dicton provencal dit : « Qui a de la sauge dans son jardin, n’a pas besoin de médecin. »
La lavande (lavendula) fait aussi partie de la famille de Lamiacées, pousse sous forme d’arbrisseau (buisson) et porte des fleurs en forme d’épi de blé, mauves ou violettes. Elle pousse dans des sols calcaires et ensoleillés. C’est une plante mellifère, très recherchée par les abeilles. Elle est connue depuis l’époque des Romains qui s’en servaient pour parfumer leur linge et leur bain. Elle connaît un usage très important en parfumerie depuis ses origines jusqu’à nos jours. Elle a aussi des propriétés médicinales, proches de celles du thym et de la sauge : antiseptique, bactéricide, désinfectante, calmante, anti-spasmodique, cicatrisante…
Toutes ces propriétés empiriques, qui se recoupent avec la symbolique religieuse (qui sont d’ailleurs en lien avec l’idée de pureté donc de divinité) et qui s’ajoutent à un vécu, expliquent mon attirance, et celle de bien d’autres personnes, pour ces plantes et par ce biais, pour toute préparation odorante qui les contient.

Car c’est précisément cet accord aromatique qui me rend totalement folle, et qui me donne envie de m’asperger littéralement avec Eau Noire. Ce serait cependant une très mauvaise idée, car bien qu’elle soit merveilleuse, elle est saisissante et prend vraiment au nez. Elle tient de plus excessivement bien, deux ou trois pulvérisations suffisent.
Composée d’absolu de thym blanc et de sauge, de bois de cèdre et de violette, elle développe aussi des notes de lavande que l’on sent très longtemps, de vanille et d’une petite touche chocolatée. Point de sucre, mais de la douceur en effet, et une épaisseur sombre, comme celle du chocolat noir. Je ne serai pas surprise que le romarin entre aussi dans sa composition.
C’est un parfum qui me suggère la réflexion et le calme, j’ai envie de la porter chez moi, ou avec des proches. Elle est exceptionnelle, on a envie de la sentir chaque fois qu’on la met, pour ne pas s’y habituer et ne pas l’oublier. Eau Noire est bien plus qu’une eau de Cologne, ce n’est pas précisément un parfum, car son accord n’est pas terriblement complexe, mais je pense que c’est cette caractéristique qui la rend si intéressante et si marquante. Elle se vaporise à large jet sur tout le corps et sur votre mouchoir, pour avoir cette odeur enchanteresque disponible à chaque instant.

Sources : OsmoZ, Wikipedia

Christian Dior : Bois d’Argent

Retrouvez cet article ici : http://poivrebleu.com/2007/02/25/perfume-christian-dior-bois-dargent/

Bois d’Argent fait partie de 3 eaux de Cologne créées en 2004 par Hedi Slimane, et qui mêlent toutes 3, classicisme et modernité. Bois d’Argent est incontestablement ma préférée, bien que Eau Noire me fasse chavirer presque tout autant (Cologne Blanche étant plus classique). Ne vous fiez pas à l’appellation « eau », ces parfums sont pleins, intenses, construits, et tiennent très bien.
Les flacons sont très sobres : de grands cylindres (200 ml) surmontés d’un bouchon en laque noire, le tout dans un étui cylindrique blanc, le nom inscrit en relief noir.

Bois d’Argent est un parfum de classe absolue. Il est à la fois simple et sophistiqué, dense et aérien, doux et fort, masculin et féminin. C’est un équilibre (presque) parfait entre ses composants. Dans la liste de mes notes parfumées favorites, je dois rajouter aujourd’hui le bois, après le cuir et la pivoine (ainsi que la tubéreuse et l’encens). Bois d’Argent rappelle Bois d’Arménie de Guerlain, par son côté sec, sauf qu’ici, au lieu d’être poussiéreux, il est poudré, comme la coiffeuse d’une élégante dame, sur le bois de laquelle s’est déposée un peu de poudre libre. Je suis prudente avec les notes poudrées car dans certains parfums, je ne les aime pas du tout, elles peuvent rapidement prendre toute la place et étouffer l’ensemble du parfum. Mais ici, elles sont subtiles et délicieuses.
Bois d’Argent est composé comme suit : T : Encens du Yemen/Absolu Iris ; C : Myrrhe de Somalie/Patchouli ; F : Miel d’Alicante/Cuir du Sahara.
On note la présence de l’encens et du cuir, qui sont représentés de façon très délicate dans ce parfum. La myrrhe et l’encens apportent un côté balsamique enveloppant, le miel et l’iris une douceur infinie. Le jus est d’une couleur dorée claire qui parachève la touche de chaleur duveteuse de Bois d’Argent. On sent dans ce parfum le côté aérien de la poudre, ainsi toute sa finesse, au moment même où l’on décèle la fluidité du miel et la souplesse du cuir.
Aaaaaaaah!! Il me suffit d’en déposer une touche sur le dos de ma main pour avoir l’impression de répandre une lumière douce et blanche comme celle de l’aube. La référence au métal (l’argent) dans le titre le confirme : ce parfum est blanc, et sa note boisée aussi, mais il n’a absolument rien de métallique. Le patchouli qui souvent donne une impression humide aux parfums est ici sec et lisse, comme transparent. Sa touche boisée est présente, mais sa force est atténuée, elle est plus sensible, et stable (a contrario de Bois d’Arménie). D’ailleurs ce parfum est assez régulier, la note de fond n’est pas radicalement différente de la note de tête, il est presque possible de retrouver chaque élément du jus tout au long de son évolution.
Porter Bois d’Argent, c’est être sobre, élégant et discret à la fois. Par son côté lumineux et blanc, c’est un parfum à porter le jour, à vaporiser uniformément sur la poitrine et les bras, en fines gouttelettes, aussi fines que les particules d’une poudre.
Ces trois eaux de Cologne ont été éditées en 2004, et sont arrivées un peu comme des exceptions dans l’univers Dior actuel, si bien que pendant un moment j’ai cru qu’il s’agissait de reéditions de l’époque de Monsieur Dior! Mais je pense que c’est plutôt un signe d’excellente qualité, et la preuve que le classique sobre est aussi beau et épatant que le style extravagant et décalé de Monsieur Galliano…

Source : OsmoZ

Dior : Miss Dior Chérie

Miss Dior Chérie, DiorLes parfums de la maison Dior sont parfois un mystère pour moi… Capable de nous sortir des véritables petits bijoux parfumés comme Eau Sauvage, imitée tellement de fois, J’Adore, ou encore Tendre Poison (dérivé de Poison qui lui aussi est une réussite), on se retrouve parfois avec des éditions franchement ratées : Pure Poison un vague essai oriental étouffant et synthétique, ou bien le Dior Addict qui ne fait pas vraiment dans la finesse.

Curieuse de découvrir une nouvelle senteur, je suis au regret d’avoir dû classer Miss Dior Chérie dans le camp des ratés… L’impression n’est pas insupportable en elle-même, mais c’est une création sans âme qui répond en tout point au dictat de la tendance actuelle : odeurs sucrées et frivoles, assez communes. Pourtant réinterprétée à partir de Miss Dior créé en 1947, le résultat n’est pas à la hauteur du premier. Certes il est plus moderne, plus trendy, mais comme la tendance à laquelle il se soumet, Miss Dior Chérie sera oublié dans 1 an… Riley Keough, petite fille d’Elvis Presley, a été choisie pour incarner l’image de ce parfum : innocente et espiègle… Reconnaître l’innocence et l’espièglerie de Riley Keough je ne sais pas, mais par contre le parfum est une réussite sur ce plan-là : la limite est très mince entre les parfums de supermarché destinés aux très jeunes adolescentes et Miss Dior Chérie, qui pourrait correspondre au must du rayon parfum de mon Monoprix…

Pyramide olfactive :
Tête, Mandarine Verte/ Fraisier Feuilles/ Violette
Coeur, Jasmin Rose/ Fraise des Bois/ Pop Corn
Fond, Patchouli/ Musc Cristallin
Mais vous me direz il ne fallait pas s’attendre à autre chose avec de la fraise des bois et du Pop Corn en coeur !! Je trouve ça dommage de dépenser 60€ pour une odeur aussi superficielle et peu inventive. Le flacon est charmant et correspond tout à fait à l’odeur de bonbon qu’il contient. Un parfum qui s’adresserait donc à des clientes pas très originales, et qui ne fera pas ressortir le côté le plus intéressant de leur personnalité…


La Wish-List de Nez Bavard

Parfums Bois d'Argent - C. Dior / Ambre Narguilé - Hermès / L'eau de l'eau - Diptyque / Angélique Noire - Guerlain / Splash Forte - IUNX / Egoïste - Chanel / Iris Silver Mist - Serge Lutens / Vétiver Tonka - Hermès
Bougies Amber Ambush - Memo / Foin Coupé - Diptyque / Maquis - Diptyque / Orangers en Fleurs - L'Artisan Parfumeur

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