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33° à l’ombre / Genève, CH

20h43. Une journée étouffante touche à sa fin, la brise s’est levée et l’odeur du lac rentre par les fenêtres que nous avons enfin ouvertes. Billie Holiday nous accompagne de sa voix nonchalante et nostalgique et Frank Sinatra me regarde du haut de ses 22 ans… (Diable, je deviens vieille…)

Notre ami Méchant Loup nous en a parlé il y a quelques jours, et j’avais envie de pousser le vice un peu loin aujourd’hui. J’ai donc vaporisé, au hasard des flacons : Notorious (Ralph Lauren), Muscs Koublai Khan (Serge Lutens) et Amber Absolute (Tom Ford) sur mes bras. Le résultat est assez… sauvage, mais ne manque pas de chic. Amber Absolute et son encens baumé sombre est celui qui parle le plus fort. Je me sens de façon assez amusante plongée dans uns atmosphère années 30, bien que le son de la télé me parvienne et que je m’apprête à déguster une délicieuse tarte aux courgettes. Je ne puis faire attendre mon hôte plus longtemps… Mais je reviendrai sur mes essais de la journée, la chaleur les ayant durement éprouvés, sûrement autant que moi…

En attendant, rafraîchissez-vous!!

Les acteurs de l’industrie du parfum : schéma expliqué

Retrouver cet article ici : http://poivrebleu.com/2010/05/28/les-acteurs-de-lindustrie-du-parfum-schema-explique/

Cliquer sur l’image pour l’agrandir. Les corrections apportés à l’article par les commentaires sont entre parenthèses et les précisions apportées en vert.

Par la lecture des sites de mes confrères et par les commentaires laissés sur ce blog, j’ai pu remarquer que la plupart des lecteurs de blogs-parfums sont des amateurs déjà bien avertis, ayant une vision assez claire du fonctionnement de l’industrie du parfum.

Cela dit, j’ai aussi pu constater à plusieurs reprises lors des rencontres que j’ai pu faire, que les choses ne sont pas claires pour tout le monde et que beaucoup de flou subsiste sur la façon dont fonctionne tout ce petit monde. Voilà pourquoi je vous propose aujourd’hui une représentation schématique de l’agencement des différents acteurs de la parfumerie, ainsi qu’une explication de la manière dont ils interagissent les uns avec les autres.

Gardez en tête que ces explications et ce schéma ne prennent pas en compte toutes les parties prenantes mais qu’ils permettent d’éclairer un peu la situation. J’ai volontairement ignoré les éléments relatifs au flaconnage qui ne concerne le parfum que dans un 2e temps, et n’ai pas fait de recherches sur le sujet.

IFRA : International Fragrance Association. Il s’agit de l’organe de régulation de la parfumerie, reconnu partout dans le monde. Son rôle est de contrôler les matières premières entrant dans la composition des parfums. Il édite régulièrement des directives (amendements) servant à mettre à jour les standards d’utilisation des matériaux odorants. Les tests scientifiques permettant de publier ces amendements sont menés par une entité rattachée à l’IFRA, il s’agit du Research Institute for Fragrance Materials (RIFM). En fonction des résultats issus des recherches de cet organisme, l’utilisation de certaines matières peut être interdite, réduite ou faire l’objet d’une spécification.

Par exemple, l’extrait d’ylang ylang ne peut être utilisé à plus de 0,8% dans une formule de parfum. Comme l’ont précisé Uella et Jeanne dans les commentaires, il faut savoir que les activités de l’IFRA sont impulsées par les fournisseurs de matières premières qui cherchent à devancer les possibles interdictions.

Vous trouverez sur les blogs-parfums de nombreux débats ayant eu pour origine les directives de l’IFRA que les marques de parfum se sont engagées à respecter. Ici, , et là encore

Les fournisseurs : Il s’agit ici les fournisseurs de matières premières, les laboratoires qui fabriquent les essences naturelles et synthétiques qui entrent dans la composition des parfums. Ces laboratoires sont plus nombreux qu’il n’y paraît, cependant, comme dans toutes les industries, il existe de grandes structures mondiales. Les plus connues sont les suivantes : Givaudan, Firmenich, Symrise, IFF, Tagasako, Robertet

Ces entreprises ne se contentent pas de vendre aux marques les matières premières. En effet, contrairement à une idée assez répandue dans le grand public, la conception des formules de parfum n’est généralement pas du ressort des marques mais bien des laboratoires, au sein desquels travaillent les parfumeurs. A l’exception de quelques maisons de parfumerie qui emploient un parfumeur unique comme c’est le cas pour Chanel depuis de nombreuses années (Jacques Polge), pour Guerlain depuis peu (Thierry Wasser) et bien sûr pour Hermès (Jean-Claude Ellena), le nom derrière les parfums Givenchy ou encore Yves Saint-Laurent varie selon le jus. (Classique de Jean-Paul Gaultier a été composé par Jacques Cavallier travaillant chez Firmenich et Le Mâle par Francis Kurkdjian travaillant à l’époque pour Quest (Takasago)).

Les grandes maisons de parfums : Ce sont elles qui sont chargées en grande partie de concevoir l’offre globale du produit, ce que l’on appelle le marketing-mix dans le jargon, celui-ci désignant l’ensemble des décisions qui sont prises en terme de prix, de publicité, de distribution et de produit.

Prenons un exemple : Les parfums Gucci décident de lancer un nouveau parfum. Les équipes marketing de Gucci rédigent ce que l’on appelle un brief, contenant les informations principales sur la direction que doit prendre ce parfum : cible marketing, univers olfactif ou famille olfactive… Il peut prendre des formes très diverses, du format papier au format vidéo, sonore, tout est bon pour susciter l’inspiration. Il est ensuite envoyé aux laboratoires avec lesquels Gucci a l’habitude de travailler. Les équipes d’évaluation des laboratoires travaillent sur le projet et présentent à Gucci plusieurs essais. C’est ensuite au client de décider avec quel fournisseur il va travailler pour la suite de l’élaboration du produit (Ajout 29 mai : Il faut ici comprendre que si Gucci a contacté Givaudan et Firmenich pour travailler sur le nouveau féminin de la marque, Gucci choisira pour la suite du projet un seul fournisseur, celui qui aura le mieux répondu à ses attentes et qui lui aura fait les ou la meilleure proposition, ce qui arrive généralement en fin de projet). Les équipes de chaque côté se rencontrent régulièrement tout le long du processus et aussi longtemps que la marque le souhaitera puisque c’est elle qui décide de la deadline. Cela dépend évidemment de l’ampleur du lancement (une nouveauté importante, un flanker…) et du budget qui lui est alloué.

Lorsque le parfum est finalisé, le fournisseur vend à son client (la formule et) le parfum en concentré sous les diverses formes commandées (extrait, eau de parfum, eau de toilette). Les usines de la marque se chargent ensuite de la dilution et de l’embouteillage.

Les petites maisons de parfum : Le cas des petites maisons est un peu différent puisqu’elles se fournissent aussi chez les laboratoires comme les marques mainstream, en revanche il est beaucoup plus fréquent de voir ces maisons travailler avec des parfumeurs indépendants, ou dans un rapport plus étroit. La collaboration est moins normée. La question du brief est moins présente, et bien que le client puisse formuler des attentes, le travail du parfumeur est généralement plus libre. C’est le cas chez Frédéric Malle qui travaille avec des grands noms de la parfumerie mais en leur laissant une liberté totale. Les parfums By Kilian sont presque tous élaborés par Calice Becker, L’Artisan Parfumeur emploie aujourd’hui son parfumeur-maison en la personne de Bertrand Duchaufour. En tout cas, la conception du parfum est interne à l’entreprise du client, qui fait appel aux services du parfumeur : il fait presque partie de l’entreprise pour un temps.

Les consommateurs : Et tout cela arrive ensuite sur les étagères des parfumeries et des boutiques de chaque marque pour vous et moi.

Voilà ! J’espère que les choses sont un peu plus claires désormais, il y a pas mal de détails sur lesquels je ne me suis pas attardée pour ne pas compliquer la présentation. N’hésitez pas à poser des questions !

Reproduction de tout ou partie de cet article interdite sans demande préalable (Texte et image)

Thierry Mugler : Womanity – La facette sucrée

Le 5 mai dernier, Thierry d’Olfactorum, Sophie de My Blue Hour et moi-même avons pu découvrir Womanity et sa curieuse construction autour de la figue, du caviar et du bois de figuier. Pour vous offrir nos 3 visions tout en partageant à chaque fois quelque chose de différent avec vous, chacun de nos blogs vous présentera une facette du parfum. Le caviar (facette salée) ici, le bois (facette boisée) ici et la figue (facette sucrée) ici-même.

La maison Thierry Mugler est de ces maisons dont on attend avec une réelle impatience les lancements parfums. Elle est jeune, dynamique, inventive : de l’univers futuriste de son créateur, ses parfums ont retiré une dimension résolument moderne et ancrée dans la technologie. D’ailleurs, avant même de savoir si Womanity me plaisait, j’avais déjà une petite idée des qualités qu’il devrait présenter pour me convaincre :

  • Une empreinte d’avant-garde dans l’habile utilisation de nouveaux matériaux « à effet », qui eux aussi peuvent être sublimés (On a vu l’exemple dans Alien avec le cashmeran, un bois de synthèse très velouté)
  • Une sensation de qualité (texture, corps, rémanence).
  • Un réel sentiment de nouveauté (A-t-on déjà senti cet assemblage autre part ?).
  • Et une cohérence d’ensemble. Ce nouveau lancement devait apporter une nouvelle lumière à l’image de la maison, mais toujours en accord avec les lignes existantes.

A l’arrivée, je ne fus pas déçue. Ce jus est résolument dans la continuité des premiers lancements. Les matières qui ont été travaillées l’ont été jusqu’au bout : on le sent aux effets que le parfum développe sur chaque peau, parfois plus sucré, parfois plus boisé, mais aussi salé. Womanity reprend les codes importants de la marque (aspect sucré, boisé, moderne), mais apporte à l’image des parfums Thierry Mugler une nouvelle dimension, et ouvre à mon avis une nouvelle porte pour l’avenir des créations.

La figue sert de base à la construction de la note sucrée : à l’ouverture elle est juteuse, verte, un peu acide. Le temps avance et elle mûrit sur la peau, sa dimension sucrée se révèle et elle se fait plus confite : un peu collante, plus parfumée, plus chargée. Ici, la note de la figue a été obtenue par un nouveau procédé d’extraction au gaz, développé par Mane, ayant permis de reproduire de façon fidèle l’odeur d’une belle figue mûre, fraîchement coupée. Et à ce beau fruit réaliste se rajoute une note lactée onctueuse, à l’ouverture du cœur, donnant au parfum un aspect très gourmand, comme un sirop épais. Si bien que je décrirais cette note comme celle d’une belle figue mûre, plongée dans un bol de lait. Et cette évocation a, comme dans Angel, un côté ludique. Pour moi, elle est associée à l’été, aux fruits que l’on cueille sur l’arbre pour en faire des confitures et dont une grande partie aboutit dans notre bouche par pure gourmandise et impatience.

Comme dans tous les parfums Mugler, la dimension sensuelle est bien présente dans ce parfum. Dans les premiers temps, elle pourrait paraître plus discrète ou en tout cas moins affirmée que dans les précédents opus. En même temps, il est vrai que la bombe de sensualité restera toujours Alien pour moi, avec son cashmeran cotonneux et son puissant jasmin charmeur. Mais Womanity présente les choses sous un autre angle, plutôt intéressant. Sa sophistication est plus naturelle, plus nude et plus près de la peau (bien que le sillage soit présent). Cette sensualité est celle d’un large sourire offert par une bouche pulpeuse posée sur un visage au regard taquin. Elle s’appuie sur le vent iodé de la luxueuse note caviar et la base texturante de la note boisée.

Je dirais que ce lancement a comblé mes attentes : je suis heureuse de la prise de risque que la marque a osé prendre avec cette création, prise de risque que nous ne rencontrons plus beaucoup en ce moment en parfumerie… Et je ne suis pourtant pas une grande amatrice des notes fruitées. J’ai cependant été surprise de lui trouver ici un réel intérêt : grâce à la reconstitution réaliste de la figue, l’évocation du fruit est saisissante et donne alors au parfum une vraie saveur. Ce travail est intéressant dans un parfum, puisque les « saveurs » sont habituellement réservées au domaine du goût, et Thierry Mugler est une des maisons qui cherche d’ailleurs à innover dans ce domaine, ce dernier lancement en est un exemple. Comment évoquer une saveur (acide, amer, sucré, salé) dans un parfum ? Si le sucré est une saveur devenue assez galvaudée, le salé, lui n’avait jamais été exploré en tant que réelle évocation, mais vous en saurez plus en allant lire Olfactorum !

Womanity est le deuxième opus dans lequel Thierry Mugler excelle dans le domaine du gustatif…

A découvrir à partir du mois de juin sur internet, puis au mois d’août en diffusion mondiale.

En attendant le retour du printemps…

… Je profite de ces premiers jours de 2010 pour vous souhaiter à toutes et à tous une belle et heureuse année ! J’espère que vous avez bien noté noir sur blanc vos bonnes résolutions, pour être sûrs de ne pas les tenir (comme dirait une bonne amie) ! L’hiver nous a définitivement rattrapés et il faudra patienter jusqu’au mois de mars pour voir réapparaître des températures plus clémentes. En attendant, donc, je me suis mis en tête de faire une petite rétrospective.

Cela fait maintenant 3 ans (depuis le 6 décembre 2006) que Poivre Bleu est apparu et que Nez Bavard anime cet espace de discussion et de partage autour du parfum. En faisant un petit tour de mes statistiques il y a quelques jours, j’ai regardé quels étaient les billets les plus consultés, et Ô surprise, ce n’est pas le N°5 qui a la vedette…

1 – Christian Dior : Bois d’Argent
2 – Chanel : N°5
3 – Yves Saint Laurent : Body Kouros
4 – Guerlain : Bois d’Arménie
5 – Hermès : L’Eau des Merveilles
6 – The Body Shop : White Musk
7 – Narciso Rodriguez : For Her
8 – Christian Dior : Miss Dior Chérie
9 – Le jeu des 7 familles olfactives
10 – Caron, L’artisan Parfumeur, Maître Parfumeur et Gantier : Tubéreuse

Les billets consultés concernent presque exclusivement des critiques, mais je suis heureuse de voir surgir malgré tout un billet de fond. Ce classement, certes révélateur, ne tient pas forcément compte pour moi de l’aspect qualitatif des billets écrits. Il ne tient pas compte non plus de la qualité de certains parfums dont on n’entend pas assez parler, et qui par leur distribution plus discrète n’attirent pas la curiosité des internautes. Alors je vais tarabiscoter un peu la liste, vous révéler les billets dont je suis le plus fière et qui méritent un peu plus d’attention à mon sens :

1 – Lune rousse, Shalimar et microcrédit
2 – Paris, 01h18
3 – Passage d’Enfer
4 – L’heure Bleue
5 – Dzongkha
6 – Aimez-moi
7 – You can’t be me, I’m a Rockstar
8 – L’eau Serge Lutens
9 – Classique
10 – Back to Black

Finalement, moi aussi je fais la part belle à la critique de parfum… Depuis le début de l’aventure, j’ai quantité et quantité d’idées qui me viennent en tête pour le blog, et j’ai beau essayer de « découper l’éléphant », je ne vous cache pas que j’ai un peu du mal. Alors, on va faire comme ça : répondez au petit sondage qui suit pour me guider dans les prochains billets à venir, et donnez toutes vos idées d’amélioration dans les commentaires !

Bien chaussée, bien parfumée

Pour une femme, les souliers servent souvent à autre chose qu’à remplir une simple fonction de protection du pied (je ne cherche pas à faire du sectarisme non plus, beaucoup d’hommes accordent une grande importance au choix de leurs chaussures). Ils viennent généralement compléter la tenue ou l’agrémenter d’une touche qui viendra finaliser un style d’ensemble. Dans bien des cas, ils amènent de l’originalité, de l’élégance, de la sensualité et peuvent jouer un rôle important dans la séduction. On les choisit avec soin, pour leur style, leur forme, ce qu’ils semblent dégager et la manière dont on se sent lorsqu’on les porte.

La façon dont on choisit ses souliers finalement, est un peu la même lorsqu’on choisit un parfum : il faut qu’ils nous ressemblent, que l’on ait plaisir à les porter et il faut qu’ils transmettent une partie de notre personnalité aux personnes qui nous entourent. Une personne qui porte des baskets n’aura sûrement pas le même parfum que celle qui porte des talons aiguilles. Nez Bavard a donc pensé à ce petit guide de l’association juste : Bon soulier / bon parfum, pour votre plus grand plaisir.

Commençons avec la bottine que voici. L’allure moderne, la découpe géométrique et les talons démontrent une volonté d’être séduisante sans en faire trop. On pourrait très bien les voir sur une jeune femme citadine, bien habillée dans un style faussement décontractée en Zadig & Voltaire… Généralement, ces chaussures là aiment les odeurs modernes, innovantes, assez fraîches avec un côté propre présent. Un parfum féminin, mais pas sucré : Essence de Narciso Rodriguez, Chloé de Chloé.

Ici, on trouve un esprit ludique, un peu enfantin et rigolo avec les zébrures et la pointe framboise. Les pieds qui chaussent ces ballerines ont le sens de l’humour, et sans se prendre au sérieux, ils font attention à leur apparence. On recherche le confort, mais en étant bien habillée. Le parfum associé pourra être un peu sucré, avec des fruits dominants, un léger côté bonbon (et un beau flacon) : Délices de Cartier, Encens et Bubblegum d’Etat Libre d’Orange


Ici : Une pantouflarde riche et sexy. Sophistiquée voire un poil vulgaire, elle habite une grande maison avec du marbre dedans et passe beaucoup de temps à se maquiller et à se coiffer. Elle flâne en robe de chambre de satin, accordée bien sûr à ses mules d’un design raffiné et vaporeux. Ces mules se portent avec un parfum présent, à fort sillage, un peu ostentatoire et étalant la richesse. Dior Addict de Dior.


Les bottes violettes c’est quand même vraiment la grande classe… : le flashy décalé totalement assumé. Donc on n’hésite pas à en remettre une couche avec la marque la plus barge côté parfum : Comme des garçons. #3, Odeur 71 ou Guerilla 2 sont de bonnes options.

Aaaah l’élégance de la bride… Un bon classique, passe-partout et intemporel. Une marque de bon goût, une attention portée au « sans faute » et à l’allure toujours soignée. A porter avec un beau classique donc. Pour un classique moderne : on trouvera Iris Poudre par Pierre Bourdon pour Frédéric Malle tout à fait approprié ; et côté plus ancien : pourquoi ne pas opter pour le N°5 de Chanel ?

Alors, les Converses… Il fallait bien en parler ! Le souci avec ces chaussures, c’est que tout ou presque est permis, plus qu’avec les autres modèles. On reste, certes,  dans le décontracté, et les mettre avec un Joy ou un L’Heure Bleue serait peut-être un peu gâché. Selon la manière dont on les porte, à peu près toutes les options sont possibles : J’adore de Dior,Mûre et Musc de L’Artisan , Angel de Thierry Mugler,  Jean-Paul Gaultier Classique…


Voici celles que l’on n’oublie pas une fois qu’on les a vues… Et celle qui les porte n’est pas de celle que l’on oublie non plus. La séduction, l’érotisme et le fétichisme sont poussés à un très haut niveau (12 cm au moins) avec ces escarpins signés Christian Louboutin. Qui aime séduire armée de ces machines de guerre, jouera la vamp jusqu’au bout, et arborera un parfum de vamp digne de ce nom : Fracas de Robert Piguet, ou Black Orchid de Tom Ford.


J’aime bien ces chaussures… Une paire pour la ville, confortables, jolies dans un beau cuir marron-blond… Pour aller travailler, se promener, aller au cinéma. Du tous les jours basique et plaisant : un jean, une chemise et le tour est joué. A mettre donc avec un parfum de tous les jours « easy-to-wear » : Coco Mademoiselle de Chanel, Very Irresistible de Givenchy, Un Jardin en Méditerranée d’Hermès.

Pour finir, parlons bottes. Une belle paire de de bottes en cuir noir, au look cowboy se remarque plus que les bottines mais moins que les escarpins. Découvertes ou cachées, les bottes donnent de la prestance et du charisme et se marient donc mieux avec une fragrance qui peut les suivre, donc qui en jette un peu : Alien de Thierry Mugler, Beyond Love de By Kilian ou encore Rousse de Serge Lutens

Il y aurait évidemment encore beaucoup d’exemples à donner, et plein d’autres associations à faire. L’exercice, bien qu’un peu simplificateur, est amusant et retranscrit, je pense, assez bien une certaine réalité. C’est d’autant plus vrai bien sûr pour celles qui ont plusieurs parfums et qui font ce petit jeu peut-être même sans s’en rendre compte. Si le billet vous a plu, je pourrais recommencer sur le même thème ou sur une variation. Qu’en dites-vous ?

Une odeur très spirituelle

baby blue eyes
Depuis l’ouverture du blog, j’ai parfois pensé à utiliser le principe du billet invité, mais n’avais pas trouvé de co-auteur… Puis Furoshiki m’a proposé hier de publier un petit instantané olfactif. Voici donc ce qui est dit de ma chambre :

PoivreBleu n’est pas à Paris, il s’est absenté de la belle ville pour quelque temps au pays de la brique et de l’accent chantant. Après un passage express dans son antre, pour récupérer deux/trois choses indispensables à lui faire parvenir, voici un instantané olfactif pour les lecteurs et lectrices de son blog.

Ouvrir la porte et entrer non pas dans un lieu, mais dans une rhapsodie olfactive. La pièce est sombre, les volets sont fermés et ce qui frappe d’abord, c’est ce mélange très harmonieux de multiples senteurs qui ont tout imprégné. Rien ne domine et toutes se fondent subtilement. C’est comme entrer dans un coffret. Il faut fermer les yeux. Il y a là ensemble, l’esprit en suspension de : Cuir Beluga, Voleur de roses, L’Heure bleue, M7, Chanel n° 22, Cristalle, Eau noire, Bois Farine, Poivre piquant, Le Feu, Ambre précieux, White Aoud, Ambre Sultan, White Musk, Kiki, Chance… et tout ce qui à un moment ou à un autre a été pschitté, humé, vaporisé sur mouillettes ou sur la peau. Une vraie caverne de Nez Bavard, vous dis-je, et ce n’est pas fini…

Source de l’image : Baby blue eyes / Nemophila menziesii / ネモフィラ / ルリカラクサ – Photo par Tanaka Juuyoh, licence Creative Commons


La Wish-List de Nez Bavard

Parfums Bois d'Argent - C. Dior / Ambre Narguilé - Hermès / L'eau de l'eau - Diptyque / Angélique Noire - Guerlain / Splash Forte - IUNX / Egoïste - Chanel / Iris Silver Mist - Serge Lutens / Vétiver Tonka - Hermès
Bougies Amber Ambush - Memo / Foin Coupé - Diptyque / Maquis - Diptyque / Orangers en Fleurs - L'Artisan Parfumeur

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