A Scent, Issey Miyake, Firmenich et autres joyeusetés

Les rencontres entre bloggers sont souvent synonymes de fort agréables moments… La journée du 3 septembre 2009 n’a pas fait exception à la règle.

Méchant Loup d’Olfactorum, Sixtine d’Ambre Gris et moi-même avons été réunis par l’équipe presse d’Issey Miyake (via l’agence Magic Garden) pour une matinée parfum. Accueillis dans les locaux parisiens de Firmenich, nous avons pu rencontrer une partie de l’équipe qui fut chargée de mener à bien le nouveau projet d’Issey Miyake. Onze ans après la dernière nouveauté : Le Feu (dont je reparlerai), les parfums Issey Miyake reprennent la route avec A Scent, une gifle de galbanum amortie par des coussinets jasminés. A Scent est une lecture puis une relecture du floral-vert classique, écrite dans une dimension plus moderne, chère à Monsieur Miyake : un peu comme si Vent Vert et Cristalle étaient les 45 tours vinyle que l’on avait transformés en MP3.

Le galbanum, colonne vertébrale du parfum, a dans celui-ci une dimension nouvelle que je n’avais jamais sentie. Ce qui est BD_3 flacons coterelativement normal, puisque le galbanum qui compose A Scent a été obtenu grâce à une extraction au CO², méthode dans laquelle Firmenich est largement investie, et qui lui confère une très belle transparence et luminosité. La dimension olfactive nouvelle de ce galbanum (qui brut me fait vraiment penser à des petits pois) a été assortie d’une construction qui s’est efforcée de rester sur cette ligne directrice de luminosité, comme l’explique très bien Daphné Bugey dans la vidéo disponible ici.

Au porté, la sensation est un peu schizophrène… L’ancrage classique du parfum est visible pour celui qui aime et connait ses Grands Verts. Mais la plupart des matériaux laissent une bonne impression de XXIe siècle, un peu comme ces cuisines laquées-acier-brossé équipées avec des fours dont les plans datent de 1900… On a, à l’arrivée, une sorte d’évidence, quelque chose que l’on connait déjà très bien, mais qui semble dépouillé des atours habituels. A Scent a, mine de rien, ce quelque chose d’un peu dérangeant, d’un peu bizarre de la vision futuriste, une sensation que je retrouve bien dans certains parfums Comme des Garçons. Mais j’aime cette vision de la parfumerie moderne, celle qui met en avant les avancées technologiques, les beaux matériaux de synthèse, et les constructions qui tirent le meilleur du naturel.

Ce n’est peut-être pas le type de parfum que je porterai tous les jours, mais j’aime A Scent pour l’idée aboutie qu’il représente. Comment transformer un élément aussi trivial que l’air en une idée puis une odeur ? Le but ici n’était peut-être pas vraiment de donner à l’air une senteur, mais plutôt de lui trouver une évocation. Dans cette perspective, l’idée d’un air chargé de vert de Daphné Bugey est une idée parmi d’autres. Qu’est ce qui vous vient à l’esprit (comme odeur) lorsque vous pensez à l’air ? En tout cas l’équipe de Firmenich et d’Issey Miyake se sera bien creusé la cervelle à ce sujet ! Pour ma part, c’est encore et toujours, l’odeur de zinc des toits de Paris qui me revient. Et vous ?

A Scent est disponible en 50ml, 100ml et 150 ml dans son très beau flacon mis au point par Arik Lévy.

Publicités

3 Responses to “A Scent, Issey Miyake, Firmenich et autres joyeusetés”


  1. 1 Méchant Loup 12 septembre 2009 à 2:46

    J’ai également passé une très agréable journée. Ravi de t’avoir revu et d’avoir connu Sixtine. Comment ne pas parler de ce parfum et du moment que nous avons vécu ? Mon post est pour bientôt et ce que j’aime, c’est que nous le décrivons chacun avec nos propres mots et notre recul. Bonne chance pour tes études et j’espère à très bientôt.

  2. 2 poivrebleu 13 septembre 2009 à 11:19

    Bonjour Méchant Loup,
    Oui, c’est vrai que chacun a sa vision personnelle du parfum. C’est amusant de voir où l’on se retrouve et où l’on diverge… Je ne doute pas que l’on se recroisera par la suite pour de telles occasions!! Fais un bon voyage au Japon, et reviens avec plein de belles images et senteurs à partager. A très bientôt!

  3. 3 JulienFromDijon 19 septembre 2009 à 5:54

    Si je devais décrire l’air, ou plutôt le vent, dans un parfum
    il faudrait qu’il y ait une note marine
    le même vent serait passé au travers des cimes d’une forêt, et porterait des notes vertes
    on devrait sentir la luminosité d’un ciel azuré au travers
    et l’effet général serait celui de la chaleur du souffle chaud qui vous prend de dos et vous grise.
    Oui pour moi le vent c’est ça : ce vent chaud au allure de forêt et d’été qui vient vous cueillir en pleine ville, pour bien vous signifiez que lui est libre, et que vous, vous êtes vivant.

    (Si on parle de l’air, je partirais sur les connotations « élément vital » et là j’ai pas d’idée)

    (Les notes marines « vent » serait comme dans Odalisque (qui comporte de helional) ; les notes « forêt » vertes du galbanum, les boisés du vetiver du cèdre ; et surtout le « chaud » serait comme dans Chamade (Iris, benjoin, vanille) ; et « l’azuré » serait un clé transversale que j’ignore)


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




La Wish-List de Nez Bavard

Parfums Bois d'Argent - C. Dior / Ambre Narguilé - Hermès / L'eau de l'eau - Diptyque / Angélique Noire - Guerlain / Splash Forte - IUNX / Egoïste - Chanel / Iris Silver Mist - Serge Lutens / Vétiver Tonka - Hermès
Bougies Amber Ambush - Memo / Foin Coupé - Diptyque / Maquis - Diptyque / Orangers en Fleurs - L'Artisan Parfumeur

Archives

Poivre Bleu sur Twitter

Erreur : Twitter ne répond pas. Veuillez patienter quelques minutes avant d'actualiser cette page.


%d blogueurs aiment cette page :