Posts Tagged 'cuir'

Investigations en terres masculines III

Les parfums de Rosine : Rose d’Homme

Voici la preuve flagrante que les fleurs aussi vont très bien aux hommes, ce qui fait que les femmes auront encore moins de scrupules à s’approprier Rose d’Homme. Car aussi surprenant que cela puisse paraître (pour un masculin), on ne peut pas passer à côté de la rose présente dans ce parfum parce que c’est elle qui charpente toute la construction.

Opulente, épaisse et parfumée, elle est apparente dès le départ dans un bain citronné. Fraîche dans les premiers temps car accompagnée des effluves humides du patchouli, elle deviendra au fur et à mesure de l’évolution de plus en plus sèche avec quelques sursauts de rondeur. C’est la lavande qui entame la marche, et qui lui donne un air classique. Mais entre ses pétales denses, je devine une présence poivrée et épicée, une pointe de cannelle et peut-être une trace de clou de girofle. Mais voici le coeur, un coeur qui hésite entre les aspects fusants du vétiver et la force enivrante de la rose et du jasmin qui apparaît maintenant, mais pour trop peu de temps malheureusement. Le cuir enveloppe le tout, un beau cuir « pleine fleur » (c’est le cas de le dire) souple et distingué. Le sillage est puissant et très présent sur la peau.

Le fond est une sorte de pain d’épice à la confiture de rose, l’avalanche de sucre en moins. Et puis, d’un seul coup, le cuir se fait plus rêche, le sec et le crémeux du vétiver, du patchouli et de la vanille se mêlent, donnant à la rose, si puissante quelques instants plus tôt, un air plus discret et réservé. Le fond oscille maintenant entre la vanille, les épices, le cuir et bien sûr les bois.

L’originalité de ce parfum réside dans la surdose de rose, qui le rend très agréable à sentir sur peau d’homme, et peu commun en ce sens. Pour autant, il n’a rien d’ennuyeux sur peau de femme car à ce moment, c’est la présence affirmée du cuir et des bois qui apporte la surprise et lui donne une autre dimension.

Disponible dans la boutique du Palais Royal, 105 Galerie de Valois, 75001 Paris. 50ml et 100ml, 70 et 90€

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L’Artisan Parfumeur : Dzongkha

Entre Dzongkha et Nez Bavard la passion est née… Le ravissement est total, le charme opère et atteint avec une incroyable justesse tous les recoins de l’âme qui succombe. Qui d’autre que Dzongkha vous parle aussi bien, vous fait rêver d’aventure chaque minute, vous montre que vous êtes unique et vous assure que vous vivez une histoire différente de toutes les autres avec lui ? Oui, c’est vrai, peut-être qu’il aura fallu un peu de temps pour vous connaître et vous comprendre… Mais une fois que la vérité saute aux yeux, la foudre tombe, la passion se déchaîne dans votre ventre et tout ce que vous vivez devient plus coloré, la seule chose dont vous rêvez désormais est de rester nuits et jours aux côtés de votre bien-aimé.

Voici les mots qui me viennent pour décrire ce chef d’oeuvre de L’Artisan Parfumeur. Dzongkha désigne le dialecte tibétain qui est la langue officielle au Bouthan, petit pays posé en haut des montagnes himalayennes entre la Chine et l’Inde. Composé par Bertrand Duchaufour à l’occasion d’un voyage effectué dans ce pays, il est le 3e opus de la séries des « Odeur volée par un parfumeur en voyage ». Bien que ce parfum retrace une ambiance que je ne connais pas, et parle d’un pays que je n’ai jamais visité, il me semble que je raconte une histoire personnelle avec cette fragrance, plus qu’avec d’autres. C’est vrai avec tous les parfums, le porteur est l’ingrédient final qui donne vie à la composition. Mais rarement le langage d’un parfum a été aussi clair à mon esprit. Il parle du corps avec ses accents puissants de cuir, de l’esprit avec l’encens, de la nature avec ses touches boisées et épicées qui semble imbiber votre chair comme si votre corps étaient fait de tous ces éléments.

Le départ surprend par l’aspect aiguisé de ses premières notes, une cardamome fraîche et piquante, rattrapée l’instant suivant par les volutes de thé noir fumé et d’encens. Et puis cette chaleur, cette chaleur sèche qui ne cesse de vous envelopper tantôt boisée (cèdre, vétiver) tantôt cuirée, tantôt épicée… Cette chaleur est légèrement radoucie par la présence de l’iris, qui jette un léger voile entre l’âtre brûlant du coeur de Dzongkha et votre nez. Cependant, ne nous méprenons pas, Dzongkha n’a absolument rien d’un parfum lourd, épuisant et difficile à porter. Le temps doux le sublime dans tous ses aspects mais il n’est pas à proscrire par temps chaud car ses notes bien qu’enveloppantes n’ont rien d’étouffant et d’opaque. La sensation qu’il procure lorsqu’on le porte est très particulière si bien qu’on y revient toujours assez régulièrement.

Disponible en grands magasins et boutiques l’Artisan Parfumeur, 50ml et 100ml (65 et 90€)

Miller Harris : Cuir d’Oranger

Si je vous dis Laura Ashley, à quoi pensez-vous? A de beaux imprimés fleuris, couleur pastel et romantiques. Bravo, vous avez gagné !

Maintenant, si je vous demande le parfum que porte la jeune femme qui se trouve dans sa chambre dans une province anglaise, assise sur son fauteuil près de la fenêtre, lisant un roman? Un parfum de chez Miller Harris ! Encore gagné ! Mais vous êtes incroyable ! Et son ami ? Bon, bon, cela suffit, on a bien compris…
Ce petit questionnaire avait pour but de vous donner une idée, chers lecteurs, du sentiment qui s’est créé en moi lorsque j’ai découvert les parfums Miller Harris aujourd’hui. Un sentiment assez proche de celui que j’avais éprouvé en découvrant Creed, un mélange de ravissement puéril et d’ennui profond. C’est beau, c’est chic, c’est frais, mais tellement lisse… J’ai appris à apprécier les parfums Creed depuis la première fois, peut-être en sera-t-il de même pour ceux de Miller Harris, mais disons que pour le moment il n’y a pas eu de déclic. Jolies fleurs, beaux bois, pétillants agrumes. Mais jamais de surdose, de maniement périlleux ou de taches de couleurs. Alors on fait vite le tour, et on part voir ailleurs si l’herbe n’est pas plus verte.

Enfin, enfin, il faut tout de même saluer la qualité lorsqu’elle est là, l’exécution de ces parfums est tout à fait maîtrisée et les matières choisies offrent une belle profondeur aux fragrances. Notamment chez Cuir d’Oranger, le seul que j’ai essayé sur ma peau. Mon affection pour les cuirés s’est confirmée avec cette senteur à la fois joviale et brute. Le mariage fleurs d’oranger et cuir (bouleau-ciste) offre un contraste sec-moelleux intéressant sur la peau, sans que jamais le cuir ne devienne trop sec. Le chic et la préciosité anglaise émanent de ce parfum qui me laisse l’idée de quelque chose de classique et traditionnel. Il est d’ailleurs présenté ainsi sur le site de Miller Harris. Il fait partie de la dernière collection créée par Lyn Harris : Nouvelle Edition, qui comprend 8 parfums, que l’on peut désormais sentir au Bon Marché.

Je vais sûrement devoir recommencer, réessayer parce que je pense que ces créations ont encore des ressources, et que parfois en parfum, la première impression n’est pas toujours la bonne. Vous ne croyez pas ?

Tom Ford For Men / Suite et Fin

A la suite de mon article sur la campagne de publicité sur Tom Ford For Men, j’ai souhaité, dans un souci d’impartialité sentir ce parfum, et donner mon avis dessus indépendamment du reste. Alors je suis allée sur le stand des Galeries Lafayette, j’ai reçu un pschitt sur la main, ai dit merci et suis repartie.

Tom Ford décrit lui-même son parfum comme « légèrement sale, sensuel et sexy ». (Voir à ce sujet l’article de Now Smell This). Ce n’est donc pas un parfum propret. Mais à quoi s’attendre avec une telle description? A l’énumération des notes, je m’attendais à un vert-cuiré : citron, bergamote, mandarine, basilic, feuilles de violette, gingembre, fleur d’oranger, poivre noir, feuille de tabac, ambre, cèdre, vétiver, patchouli, mousse de chêne, cuir. J’étais assez curieuse de sentir ce parfum, car j’aime beaucoup les cuirés, et puis je voulais voir ce que pouvait bien sentir un parfum dont la campagne de pub était aussi sulfureuse. Mais parlons du parfum en lui-même.

Ce qui est sûr, c’est que ce parfum n’a rien à voir avec ce qu’a fait Tom Ford jusqu’à présent en parfumerie. Le départ est très frais, agrumes avec une note basilic sympathique. C’est le côté vert qui entre le premier en scène mais plus herbal que moussu. Jusque là, rien de très exceptionnel ou de très mauvais. J’ai attendu un peu, et puis sont enfin venus la feuille de violette et la feuille de tabac qui ont fait apparaître l’aspect cuiré-sec (nubuck). C’est le stade du parfum que j’ai préféré, mais je n’ai pas trouvé qu’il ait été vraiment présent, c’était assez discret, un peu en sourdine. Sur la fin, cet aspect a disparu, laissant place à un fond assez classique boisé. Je n’ai pas vraiment ressenti de côté sale, à part peut-être une petite impression de rusticité. Au final je me suis sentie un peu dépitée. C’est un parfum qui sent bon, dont certaines phases sont intéressantes mais qui au bout du compte est drôlement sage… Un masculin un peu basique, sans un vrai parti pris olfactif. Quelque chose d’assez passe-partout, qui devrait plaire à un public assez large.

Je reprendrais alors et à juste titre il me semble, l’expression que j’ai utilisée pour le précédent billet sur Tom Ford : Gros Klaxon, Petit Moteur… La campagne est une grooooosse machine rutilante et bruyante, le parfum est un carburant bien médiocre.

Creed : Royal English Leather

Creed est une maison de parfumerie fondée en 1790 par Henry James Creed, qui s’est d’abord établi à Londres. En 1854, sous l’impulsion de l’Impératrice Eugénie, l’entreprise se déplace à Paris. Elle est aujourd’hui dirigée par Oliver Henry Creed, le descendant direct d’Henry James, qui est aussi le nez de la maison. Creed est une maison qui a souhaité garder l’esprit traditionnel de la parfumerie d’antan. Les dirigeants sont extrêmement attentifs à conserver des modes de fabrications anciens, à se fournir en matières premières les meilleures, ainsi qu’à utiliser le moins possible les composés synthétiques dans leur parfums. On se demande toujours si ces discours reflètent bien la réalité, ou s’il s’agit d’un tissu de belles paroles. Dans le cas de Creed, je serais tentée de croire qu’il s’agit bien de la vérité. En effet, pour avoir senti plusieurs de leurs créations, j’ai retrouvé le petit plus et la chaleur que seules les matières premières naturelles peuvent apporter dans une composition.

Royal English Leather est un classique de la marque, et c’est le premier parfum de Creed que j’ai senti. Je l’ai découvert àSelle de cheval l’époque où je me suis rendue compte à quel point j’aimais le cuir dans les parfums. Et j’ai été ravie de sa composition. Intense, simple mais travaillé, il a ce délicieux côté anglais raffiné qui me fait fondre. Il me fait penser à une selle de cheval luisante aux finitions irréprochables.
Il se compose de : Mandarine, Bergamote / Jasmin, Clou de Girofle / Cuir. C’est un parfum classé dans les masculins, mais il peut aisément être porté par une femme. J’ai surtout apprécié le côté travaillé de la matière, tout en restant d’une simplicité divine. Royal English Leather développe un côté naturel à travers la belle sophistication du cuir et du clou de girofle, ce qui lui donne de l’élégance et du corps. Il a un bon sillage, mais n’est pas particulièrement enveloppant, il est plutôt sec, et se portera facilement tout le jour l’automne et le printemps surtout. J’ai beaucoup apprécié ce parfum parce qu’il développe une note chaude et charnue, mais qu’il ne contient pas une seule once de sucre, de vanille ou une quelconque autre touche enveloppante ou opulente. Je commence à être un peu fatiguée de toujours trouver dans les parfums chauds « pour femme » de la vanille encore et toujours. Ici on a une fragrance tout simplement parfaite pour une femme qui a du goût et qui aime les beaux parfums : il n’a pas besoin de plus de douceur ou de féminité. Je l’ai préféré à Cuir de Russie, toujours chez Creed, que j’ai trouvé trop transparent et beaucoup moins corpulent. Néanmoins très agréable, Cuir de Russie de Creed est très doux mais la note cuir n’apporte pas la force que j’aurais attendue.
Royal English Leather est un parfum que j’aime porter pour aller faire du shopping, il me donne l’impression d’être séduisante sans en avoir l’air et il a je ne sais quoi de confortable et de terriblement seyant sur ma peau…

L’Artisan Parfumeur : Dzing!

Comme promis, Nez Bavard reprend du service avec une nouvelle étude. Le parfum d’aujourd’hui vient de chez L’Artisan Parfumeur, il s’agit de Dzing! . « Encore un parfum de L’Artisan!! », et oui, encore un, mais il faut dire que c’est grâce à L’Artisan que je développe mes réflexions et mes facultés aujourd’hui…Donc, je rends hommage.

Prrrrrrrrrrrrrrrrrr (roulements de tambour) Pouêêêêêêêt!! Ouverture des rideaux, les artistes entrent en scène.

Voici comment Olivia Giacobetti (la créatrice) et L’Artisan Parfumeur ont souhaité Dzing!, comme une succession de numéros de cirque, tous plus spectaculaires les uns que les autres. Ce parfum en est une métaphore, et elle est très réussie.
Pour décrire un parfum, je recherche généralement les notes qui le composent à la fois sur OsmoZ et sur le site internet du fabriquant. Cette fois-ci, comme à l’accoutumée, je vais voir les descriptions, mais j’ai été surprise de voir sur OsmoZ une description assez différente de celle de L’Artisan Parfumeur, et qui ne correspondait pas vraiment à ce que je sentais sur ma peau, à part quelques matières. Cette fragrance est pour moi essentiellement cuirée, et c’est la raison pour laquelle elle me plaît tant, elle est décalée et inhabituelle (comme souvent avec les parfums de L’Artisan).
Le premier numéro attaque en force par une odeur précise âcre et sèche de cuir, un beau cuir brut, qui est épaissi par les épices (safran et cannelle). Tout au long du spectacle, le cuir reste présent, mais au fur et à mesure, il s’estompe, et finit par s’installer au fond des gradins, pour laisser au premier plan la place à une douce et délicieuse odeur de caramel. On parle bien de caramel, mais ce parfum est aux antipodes du parfum sucré écoeurant, il est très intéressant par ce côté à la fois très corsé donné par le cuir, et le côté poncé et miellé du caramel. Les petites touches boisées sont présentes, mais de façon très légère, car pour moi, c’est vraiment le cuir et le caramel qui dominent. L’animalité du cuir m’a spécialement touchée, elle renvoie à un aspect brut et naturel de la personne, faisant de Dzing! un merveilleux parfum de peau. Cette eau ne s’apprécie que si l’on est déjà un peu féru de parfum je pense, car les notes de celui-ci sont « vraies » : c’est la rusticité du cuir, la force des épices, le sérieux du bois, et la tendresse du caramel. Je ne l’ai pas tout de suite aimé quand je l’ai senti pour la première fois, mais aujourd’hui lorsque je le porte il me donne une certaine assurance, comme les artistes du cirque qui effectuent leur numéro avec confiance et détermination. Je me sens sincère et réelle quand je le sens, il m’ôte le doute. Je l’apprécie surtout le jour, mais n’exclus pas de pouvoir le porter en soirée, bien qu’il n’ait pas vraiment le côté opulent de Cuir Beluga, par exemple. Je crois qu’il me plaît de la même manière que m’a plu Poivre Piquant, j’ai tout à l’heure dit à ma maman que j’étais aussi enthousiasmée par Dzing! que je l’étais quand j’ai découvert Poivre Piquant. Ces deux parfums sont contradictoires (est-ce mon côté Gémeaux qui parle?), ont deux aspects qu’il n’est pas fréquent de voir ensemble : force et douceur. J’ai la sensation que l’accord de ces deux parfums crée une sorte d’équilibre, notion qui m’est particulièrement chère et à laquelle je me fie en toutes occasions. On recherche toujours l’équilibre en parfumerie, mais selon le désir du parfumeur, l’harmonie peut être atteinte de façon linéaire, par le choix des composants, la proportionnalité établie entre les matières… ou bien l’harmonie va être trouvée de façon moins scientifique par un équilibre sensoriel et intuitif : c’est là ce que je recherche le plus dans les parfums.

Guerlain : Cuir Beluga II

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Cuir Beluga (c) Guerlain A propos de la note « cuir » de Cuir Beluga
Depuis que j’ai reçu Cuir Beluga, je m’interroge sur la note cuir qui devrait être représentée dans le parfum. J’ai effectué quelques recherches et grâce aux blogs Aromascope et Perfume-Smellin’ Things, je me suis fait une idée un peu plus précise de cette note cuir. Tout d’abord il apparaît évident que le côté « cuiré » du parfum est dû à une note synthétique. La principale note cuir synthétique douce qui existe en parfumerie et qui pourrait correspondre avec celle de Cuir Beluga est la note Daim. Olivier Polge, le créateur a dit souhaiter une fragrance qui « évoque le luxe absolu et contemporain d’un cuir ». Or l’accord daim est connu pour être suave et velouté, presque balsamique, il apporte de la modernité à une composition.

Dans un commentaire sur le précédent billet, j’ai été interpellée sur l’origine du mot Beluga (ou béluga). En effet, en fouillant un petit peu, on trouve que le béluga est en réalité un cétacé aussi appelé baleine blanche qui vit dans l’Océan Arctique, dont le nom vient du russe beloye qui signifie blanc. On fait une petite traduction, et on trouve donc que Cuir Beluga veut dire en réalité Cuir Blanc… Ce serait un cuir « lavé »? L’idée de « travaillé » me plait plus. Lorsque l’on pense à la note daim, qui apporte suavité et velouté, on peut légitimement se dire qu’il s’agit effectivement d’une note imaginaire blanche, qui suggèrerait le cuir, mais dans ce cas, uniquement du point de vue de la densité ou de la texture.

Le raprochement entre Cuir Beluga et une veste en peau, qui de fait, est un cuir travaillé, me parait alors judicieux. IlCuir de Russie, Chanel faut aussi noter que ce parfum, fait partie des 4 frangrances créées pour le concept de « L’Art et La Matière », des parfums composés autour d’une matière précieuse qu’il fallait sublimer, artistiquement parlant (les autres étant : Bois d’Arménie, Angélique Noire, Rose Barbare). Le résultat est bien en rapport avec ce qui était désiré, par le travail d’un produit noble, on en retire le parfum luxueux et moderne qu’est Cuir Beluga… Le nom de beluga est, me semble-t-il, bien en rapport avec l’idée du cuir comme matière et non comme odeur. Pourquoi béluga, alors que blanc aurait le même effet? Peut-être parce que beluga ou beloye est un nom plus évoquateur et suggestif, choisi pour le rapprochement qu’il opère avec la Russie (tout le monde a alors en tête Cuir de Russie de Chanel, qui se caractérise lui aussi par une note cuirée assez douce) …

Cuir Beluga est donc sur le plan du travail d’une matière une parfaite réussite je trouve, car cette note si subversive apporte corps, tenue et onctuosité à la fragrance. Nombreuses sont les personnes qui restent déconcertées par le parfum à cause de son nom. Je pense au contraire qu’il est tout à fait approprié, et qu’il rajoute au côté séducteur de celle qui le porte, une touche de mystère…

Sources : Osmoz, Wikipédia, Aromascope, Perfume-Smellin’ Things

English Version
About the leather note in Cuir Beluga
Well, I am curious about it. After some research, and thanks to the following blogs Aromascope and Perfume Smellin’ Things, I have now a better idea about this leather note. First thing it is obvious that this «leathery » scent is due to a synthetic note. The main synthetic leather note that exists in the perfumery and that could correspond to the one in Cuir Beluga is the Daim Note. Olivier Polge, its creator, said he wanted to create a smell that would suggest the « absolute luxury and contemporary smell conveyed by leather. Well, the daim connotation is known to be sweet and velvet like, almost balsamic, and bringd a modern touch to a perfume. Siding Cuir Beluga and a skin jacket, which is in fact a fabricated leather, is quite judicious.
This perfume is also one of the for scents created for the concept of « L’Art et La Matière », scents built around a precious raw material that had to be sublimised, in an artistic way (the other scents are : Bois d’Arménie, Angélique Noire, Rose Barbare). The result is quite appropriate for a leather idea as a material, and not as an odor. Why Beluga, as « white » would have had the same effect ? May-be because beluga or beloye is a better way to evoke or suggest, a link with Russia (everybody then thinks of Cuir de Russie by Chanel, which a rather soft connotation with leather). Cuir Beluga a real success regarding the way a material has been used, because this subversive note brings solidity and softness to the scent.

The name of the perfume puzzles quite a few people. My opinion is that it is totatly appropriate, that it gives the girl how wears it a highly suggestive charmingly, seductive plus, with a touch of mistery…


La Wish-List de Nez Bavard

Parfums Bois d'Argent - C. Dior / Ambre Narguilé - Hermès / L'eau de l'eau - Diptyque / Angélique Noire - Guerlain / Splash Forte - IUNX / Egoïste - Chanel / Iris Silver Mist - Serge Lutens / Vétiver Tonka - Hermès
Bougies Amber Ambush - Memo / Foin Coupé - Diptyque / Maquis - Diptyque / Orangers en Fleurs - L'Artisan Parfumeur

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